Le meilleur de l’année 2021 en japanimation

Que serait une nouvelle année sans son traditionnel bilan ? Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas prêté à l’exercice, alors je vais rester dans les clous et proposer les rubriques habituelles. On va donc se tourner une dernière fois vers 2021 pour savoir quoi retenir en opening, ending, OST, personnages, pire et meilleur animé.

Opening : Komi-san
Je suis très fan du style graphique de cet opening, mais également de la richesse dans sa réalisation. Cette entrée de Komi qui tombe du ciel telle la déesse que voient en elle ses camarades, la chanson qui est en rythme avec le visuel comme on peut le voir à la petite danse de Najimi et Agari, la volonté de Komi de les rejoindre pour enfin faire le grand saut dans la piscine… Sans oublier cette petite touche apportée par le langage des fleurs, avec les myosotis que tiennent Komi et Tadano, à la fois symboles d’amour véritable, mais aussi porteurs du souhait de ne pas être oublié.

Ending : Shadows House
Jusqu’à la boule à neige pour représenter leur environnement reclus, la séquence est tout à fait dans l’ambiance de l’animé, et elle glisse aussi des références sur les personnages et leurs caractères. Mais plus personnellement, je suis surtout complètement fan de la chanson, et je trouve aussi que la séquence de l’escalier a quelque chose d’hypnotique.

OST : To your eternity
Kawasaki Ryo m’avait déjà marqué par ses compositions dans Fate/Grand Order, et il se place définitivement comme un compositeur à suivre. « Memory of the flow » est en quelque sorte la musique thème de l’animé, et elle parvient à frapper en plein cœur à chaque fois qu’on la réentend, de la même manière qu’elle accompagne la fin déchirante du premier épisode.

Meilleurs personnages : Bojji/Hilling
Je n’ai pas su trancher entre les deux personnages tant ils brillent autant l’un que l’autre dans Ranking of Kings. En tant que personnage principal, Bojji est naturellement celui auquel on va s’attacher aussitôt, et apprécier voir évoluer en surmontant ses énormes faiblesses pour un jour devenir le plus grand des rois. A côté, Hiling apparait d’abord comme la méchante belle-mère typique des contes, mais elle se révèle être en réalité une des mères les plus aimantes que l’animation ait jamais porté, en plus d’être un personnage à la fois attachant et intéressant, que l’on va voir se démener pour ses enfants.

Avant d’arriver au plat de résistance, un rapide regard sur ce que j’ai trouvé de meilleur chaque saison. En hiver, Sk8, avec des courses de skateboard clandestines opposant des personnages excentriques. Au printemps, Odd taxi, une fresque urbaine où les intrigues des personnages se croisent et se recoupent. En été, Kobayashi Maid Dragon, ou la petite vie de famille d’une employée de bureau et les dragonnes qui habitent avec elles. Enfin, en automne, Ranking of Kings, l’ascension d’un prince sourd-muet pour devenir le plus grand des rois malgré des conspirations profondes au sein du royaume.

Pire animé : Sakugan
Et je ne pouvais évidemment pas conclure l’année sans mentionner Sakugan. Après un premier épisode aussi magistral, je crois que je n’ai jamais eu une déception pareille. Les révélations sur le passé de Gagumber avaient déjà été terriblement mal fichu, alors que ça aurait été l’occasion de révélations sur le passé des personnages, de confrontations, de drames… mais le tout est tellement mal fichu que l’ensemble retombe comme un soufflé. Et quand enfin, on semble se diriger vers ce qui aurait dû arriver dès le début de l’animé, notamment sur la mise en place de l’univers, des relations et des enjeux, c’est évidemment beaucoup trop tard. Personnellement, je n’en pouvais plus de ces personnages insupportables, de ces histoires inintéressantes et de ces séquences toujours plus laides… En réalité, depuis le premier épisode qui avait été exceptionnel en tous points, la série n’a fait que décevoir sans jamais réussir à relever le niveau…

Meilleur anime : Ranking of Kings
Le premier épisode envoyait déjà du lourd, et pourtant le deuxième a gardé la barre tout aussi haute en nous assénant un flashback particulièrement tragique et émouvant. Depuis, la série n’a jamais connu de baisse en qualité, et l’on aurait presque l’impression d’être devant un film. Déjà, c’est visuellement magnifique, avec un style un peu rond pour les personnages, mais aussi des backgrounds suffisamment détaillés mais sans l’être trop pour ne pas jurer avec le chara-design. L’animation envoie aussi régulièrement du bois, avec certaines séquences de combat déjà mémorables, notamment le prince énergique vs le maitre d’arme posé. Enfin, le point à retenir de Ranking of Kings, ce sont ses personnages et son histoire. A travers ses épisodes, on passe par toutes les émotions, et l’expression « ne pas juger un livre à sa couverture » n’aura jamais été aussi adaptée qu’avec ce casting. On va de surprise en surprise, sans pour autant que le tout paraisse artificiel, et on découvre des personnages sous un nouveau jour, nous les rendant agréables ou au contraire détestables. Si Wit Studio parvient à conserver une telle qualité sur la production, Ranking of Kings est bien parti pour être non seulement l’animé de l’année, mais carrément une des meilleure séries de la japanimation.

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