Retour sur les animés de saison – Été 2021

Yello tout le monde. Hein, quoi, comment ? Jakedax qui écrit un truc ? Oui et non. Vous avez lu le titre, il s’agit bien de cet article collaboratif dans lequel nous revenons sur les animés de la saison précédente. Fun fact : je fais presque rien dedans. Mais un peu quand même. Il va neiger demain, couvrez-vous. Bonne lecture !

Fena: Pirate Princess (Crunchyroll)
Si vous aimez… Fractale (et un peu Pirates des Caraïbes, One Piece)

Fena Houtman se souvient peu de son enfance. Orpheline, élevée comme servante dans une maison close, sa vie change quand elle s’échappe pour une île de pirates où l’attend la vérité à propos de sa famille. Seule capable de percer les secrets familiaux, Fena prend la tête d’un formidable équipage de femmes pirates, ninjas hors pair, parées pour les aventures en haute mer !

Tâche difficile que de commencer ce bilan avec une série… pas si simple à traiter. À dire vrai, j’en attendais peut-être trop de ce Crunchyroll original. Bien que les précédents aient plutôt fait parler pour leur piètre qualité, celui-ci semblait, d’après les premiers retours, être une chouette petite pépite. Et de mon côté, je dois avouer que le bilan est… mitigé.

Vous le remarquerez à la comparaison dressée juste au-dessus, c’est un peu hasardeux. Et pour cause, la série a beau s’appeler « Pirate Princess », la belle n’a guère de princesse que le titre et de pirate qu’une vague ambiance ressortant ici et là. Le premier épisode, assez bien fichu comme l’immense évasion qu’il est, mêle de façon plutôt sympathique des ressorts gag-esques façon Jack Sparrow et One Piece à des séquences un peu plus enlevées et un brin mystérieuses, dans une ambiance mi-médiévale mi-Tortuga pour enfants. Mais hormis ça, un équipage de femmes pirates qui, bien que je l’apprécie beaucoup, ressemble plus à un défilé du carnaval (on retrouve le côté un peu loufoque de One Piece sur ce point) et une scène de bataille navale légèrement expéditive, on a vite fait le tour de la question. Merci d’ailleurs à la marine britannique de se porter une nouvelle fois volontaire pour jouer les antagonistes. Mitigé également par la présence en toile de fond de Jeanne d’Arc, qui emmène notamment l’intrigue en Allemagne et à Orléans. Alors, heureusement qu’il y a des fleuves, mais pour un anime avec « pirate » dans le nom, je vous avoue que je m’attendais à un peu plus exotique.

Pour autant, si j’ai choisi Fractale comme élément de comparaison, c’est davantage pour ce côté inutilement compliqué de l’intrigue, qui s’embarrasse d’un peu trop de détails à mon goût. Le côté mystérieux est assez efficace, mais les premières révélations tombent quand même tard dans la série, vers les épisodes 6-7, soit un peu plus de la moitié. Quelques ressorts scénaristiques sont néanmoins intéressants, notamment la position de Shitan, même si ça ne dure pas bien longtemps. On notera que cette partie se conclut par une séquence émouvante jouée par un comédien tout sauf convaincant. Makaba, je sais pas quelle a été la direction du projet pour toi, mais c’est juste pas possible. La dimension légèrement mystique de la série fera office de conclusion un peu magique mi-figue mi-raison, émouvante mais pas trop.

Alors oui, je pinaille pour des détails un peu bêtes. Mais malgré tout, la série se laisse regarder, avec des personnages agréables à suivre. Hormis Makaba (désolé mon pote), le groupe de guerriers qui accompagne Fena est vraiment sympathique, mention spéciale à Shitan et Karin. L’animation est de qualité, l’ensemble est soigné et vraiment joli. C’est un anime généreux, qui en fait sans doute un peu trop sur son scénario, mais qui vaut quand même qu’on prenne le temps de le regarder. Et si, pour le coup, on peut avoir d’autres « Crunchyroll originals » de cette qualité, je suis pas contre.

Par Jakedax

Higurashi: When They Cry – Sotsu (Wakanim)
Si vous aimez Featherine et Titi et Grosminet

Loin de la métropole, au milieu d’une nature abondante, se trouve un village reclus du nom de Hinamizawa. On raconte que ce dernier aurait dû disparaître par le passé, submergé au fond d’un barrage. Cependant, le village a subsisté, et se voit même accueillir un nouvel élève en cours d’année scolaire, nommé Maebara Keiichi. Keiichi étant habitué à la vie urbaine, il apprécie son nouveau quotidien paisible entouré de ses amis, espérant que ce moment durera éternellement… du moins, jusqu’au jour du festival annuel du village, Watanagashi. Au mois de juin de l’an 1983, pendant la saison du chant des cigales, la vie des habitants est soudainement bouleversée par une interminable succession d’événements tragiques…

Alors.
C’est compliqué.

Quelle étrange saison que ce Higurashi Sotsu. Après une saison de Gou qui m’avait bien emballé malgré un début un peu longuet, j’attendais avec impatience cette seconde saison qui, vu la conclusion de la précédente, promettait d’être explosive. Sauf que pas du tout, malgré ses 15 épisodes (ce qui est plus que le format standard), HiSotsu est beaucoup trop longue… pour aucune raison. Sans rire, on pourrait réduire par deux ou trois le nombre d’épisodes, à certains moments on a juste des scènes copiées-collées de Gou. Ce qui me frustre d’autant plus, c’est qu’à côté, le contenu, je le trouve plutôt intéressant, entre les évolutions du personnages de Satoko, l’évolution de son rapport à Rika, les ptites références à l’univers des When They Cry, …

Cela étant dit, contrairement à la très grande majorité du public, je n’ai pas forcément déprécié cette saison malgré ses défauts. Juste avoir Eua qui rigole et balance des « hito no ko » pendant que Satoko vit sa meilleure vie, ça me plaisait bien quand même, et faut avouer qu’avec la nouvelle saison de Slime diffusée la même saison, j’ai vite relativisé la notion de « il se passe rien ».

Je trouve également la conclusion plutôt réussie, ce qui est déjà pas mal vu que deux épisodes auparavant il me semblait impossible de conclure correctement. Elle est un peu « gentillette » et paraît un peu étrange car très « higurashi-core », là où tout ce qui précédait était très « univers-partagé-core », si cela veut encore dire quelque chose, mais je n’en garde pas forcément une mauvaise impression, aussi bien en tant qu’amateur du Higurashi original que de l’univers de When They Cry. L’avant-dernier épisode bénéficie également d’une chouette réalisation, c’est toujours ça de pris.

Est-ce que ça valait le coup de faire 15 épisodes pour ça ? Non, probablement pas. Si ce que j’ai cité vous suffit, alors vous trouverez peut être votre compte dans Sotsu comme je l’ai trouvé, mais autrement je vous invite à simplement regarder les deux derniers épisodes si vous vous intéressez seulement à la conclusion de Gou, car ce qui précède n’apporte malheureusement pas grand chose. J’aurais quand même apprécié ce trip de 39 épisodes et malgré ses évidents défauts je salue l’idée d’avoir voulu proposer une nouvelle histoire dans cet univers. Il y a probablement plusieurs choses intéressantes à en tirer au niveau du sous-texte d’ailleurs, mais cela nécessiterait quelques analyses un peu plus approfondies !

La prochaine fois, on aura peut être une (bonne) adaptation de Umineko, qui sait ? L’espoir fait vivre…

Par Mathxxl

Kageki Shoujo!! - Regarder Anime Complet en Streaming VF et VOSTFR -  Jetanime Voiranime Animedigitalnetwork

Kageki Shojo!! (Wakanim)
Si vous avez aimé Sound Euphonium.

Fondée à l’ère Taishô, la revue Kôka se compose uniquement de jeunes filles célibataires. Son faste et sa splendeur ont contribué à son renom, conquérant le cœur de nombreuses générations. Formant les vedettes de demain, l’école Kôka des Arts de la Scène s’apprête à accueillir en son sein sa centième génération d’aspirantes actrices. Jeune fille ingénue et inexpérimentée, Watanabe Sarasa caresse le rêve de jouer le rôle d’Oscar de Jarjayes, du haut de son mètre soixante-dix-huit. Ancienne idol connue à travers le pays, Narata Ai ne semble partager ni la passion de ses camarades ni la sympathie de ses pairs. Le rideau s’apprête à se lever sur ce duo mal assorti, qui entre rêves et tourments, se lance à la conquête des planches !

Kakegi Shoujo est une bonne série, mais à mes yeux elle demeurera surtout un potentiel gâché. Les premiers épisodes nous confrontent aux troubles d’Aï, incapable de côtoyer des hommes suite à un événement traumatique. Dans son sillage, on va se concentrer sur les problèmes de plusieurs autres élèves, celui sur Ayako donnant lieu à un épisode tout bonnement formidable. Et dans la plus pure tradition des shojos classiques, cet environnement féminin sera le cadre de quelques jalousies et bizutages alimentés par la rivalité entre les élèves, tandis qu’on assiste à leur évolution en tant qu’apprenties actrices, avant de pouvoir enfin se tenir sous la lumière des projecteurs. Malheureusement, cet enchainement se fait de manière assez maladroite, la faute à une structure narrative assez peu homogène. Malgré de bons ingrédients, la série finit par se perdre un peu et divaguer. Sur le plan technique, Pine Jam est un studio à la qualité assez modeste, mais qui parvient tout de même à proposer de jolies productions comme Just Because ou Gleipnir. Or, problèmes d’organisation obligent, le studio ne s’est pas occupé de la totalité des 13 épisodes et en a sous-traité quelques uns. Et impossible de ne pas remarquer ces changements de productions tant ils sautent aux yeux, avec des designs plus difformes et une animation bien plus restreinte. Il faut dire aussi que les signes étaient là dès le premier épisode, affichant dans ses crédits un nombre conséquent de directeurs de l’animation.

Par Api

Les Mémoires de Vanitas (Wakanim)
Si vous aimez Pandora Hearts

L’histoire d’une race en voie d’extinction. Tout débute au 19e siècle à Paris, dans un monde habité par les humains et les vampires. Noé, un jeune vampire, se rend à la capitale pour trouver le Livre de Vanitas, un grimoire qui aurait le pouvoir de jeter une malédiction sur ses semblables. Malheureusement, il est mêlé à un conflit à bord de l’aéronef qui le mène à Paris, et se retrouve nez à nez avec un médecin pour vampires nommé Vanitas, qui tient en ses mains le grimoire que Noé recherche… Cette rencontre marque le début du récit de deux êtres qui tenteront de sauver les vampires d’une terrible malédiction !

Si on me dit Bones et adaptation d’un manga de Jun Mochizuki, l’auteure de Pandora Hearts, mon intérêt devient automatiquement énorme.
Globalement cette première partie de saison s’en tire vraiment bien, il y a beaucoup de bonnes idées. Globalement l’atmosphère est vraiment soignée ; que ce soit les décors, les distorsions quand il faut ou les catacombes, la série parvient systématiquement à donner un enrobage efficace à ses scènes. L’enrobage est par ailleurs sublimé par les compositions de Kajiura qui, malgré le fait qu’elles n’aient aucune identité, marchent particulièrement bien avec Vanitas. Les musiques d’actions, par exemple de Jeanne, donnent un ton assez unique à ses capacités, même si ma préférée reste celle des catacombes.

Outre cela, Vanitas a une manière assez atypique de faire évoluer les relations entre les personnages. Le dialogue bête et méchant n’est donc pas toujours de rigueur, mais c’est plus par un certain érotisme avec l’action des morsures. Les relations et l’intensité de leur pulsions sont donc bien retranscrites, on retrouve bien les bonnes idées de l’auteure ici. Par ailleurs il convient de souligner la qualité des différents personnages, aucun n’est vraiment pareil et ainsi chacun se révèle assez intéressant à suivre dans les situations, les rendant de fait beaucoup plus fluides. On peut cependant reprocher l’attitude du protagoniste qui est un peu trop souvent dans l’humour, un humour un peu forcé et jamais vraiment marrant.

Cela reste assez anecdotique avec la manière dont la série conserve du mystère sur ses enjeux et l’ambivalence de ses personnages qui rendent l’attente de la suite assez agréable ! Rendez-vous en hiver donc.

Par Yosuke

Love Live! Superstar!! (AnimeDigitalNetwork)
Si vous aimez K-On

Kanon Shibuya avait un rêve. Passionnée de chant depuis sa plus tendre enfance, elle n’a toujours eu qu’une envie : entrer dans la prestigieuse section musique du lycée pour filles de Yuigaoka. C’était sans compter sur sa voix, qui s’arrêta soudain lors de son examen d’entrée au lycée, l’empêchant de démontrer tout son talent à ses futurs professeurs… Admise dans une autre section, elle décide alors d’abandonner son rêve. Jusqu’à ce jour fatidique de rentrée où, se croyant seule, elle entonne une chanson, tapant dans l’œil de Keke, sa nouvelle camarade de classe passionnée par les idols…

Vous commencez à en avoir l’habitude, mais je suis très fan de Love Live. C’est sans surprise que j’ai énormément aimé cette première saison de Superstar, mais ce serait une erreur de mettre cela uniquement sur mon appréciation en tant que fan de la franchise.

Avec Superstar, Love Live continue de parfaire sa formule en proposant en animé à la production soignée, aussi bien visuellement que musicalement, et à l’humour expressif très agréable sans en faire trop dans le mauvais sens du terme. Mieux, avec pour la première fois seulement 5 personnages dans le groupe, cette saison peut proposer à toutes un développement satisfaisant et en faire un cast attachant. Point bonus pour Kanon qui, en plus d’être ma chanteuse préférée de Liella, est peut être la protagoniste centrale la plus chouette à suivre de Love Live.

Il faut dire que cette saison retrouve le staff de ses premières saison, en particulier son réalisateur Takahiko Kyougoku et son compositeur Yoshiaki Fujisawa qui, entre temps, ont fait leurs armes sur L’Ère des Cristaux, ce qui, vous l’avouerez, n’est tout de même pas rien.

Si vous n’êtes pas familiers avec Love Live, Superstar est de la même façon que Nijigasaki une excellente porte d’entrée qui peut tout à fait se regarder sans avoir vu aucun autre animé Love Live. Je n’ai repéré qu’une référence à la première génération, sous-entendue en plus, donc ce n’est vraiment pas un problème !

Maintenant, cela ne reste qu’une première saison, et on le ressent très vite lors du final de la série qui se conclue un peu en anti-climax, même si je trouve l’épisode plutôt chouette en lui-même. On voit que la série a encore des choses à proposer, mais donc elle n’est pas (encore ?) la révolution de la formule que j’espérais éventuellement voir en la commençant. Mais est-ce vraiment grave ? Vu le plaisir que j’ai pris à suivre les aventures de Liella j’en doute, mais cela signifie également que la future saison deux, déjà annoncée, a le potentiel de faire beaucoup de choses intéressantes vis-à-vis de la franchise.

Et qui sait, peut être même que ce sera la première génération à avoir plus qu’une seconde saison ?

Par Mathxxl

Magia Record: Puella Magi Madoka Magica Side Story – The Eve of Awakening (Wakanim)
Si vous aimez Assault Lily Bouquet… et Madoka quand même

Afin de voir leur vœu se réaliser, les Puella Magi se battent sans relâche, à l’insu du reste du monde. Cependant, Iroha Tamaki ne semble plus se souvenir du sien. « Quel souhait ai-je formulé, lorsque je suis devenue une Puella Magi ? » Elle ressent un vide indescriptible au quotidien, comme si elle avait perdu quelque chose d’important. Mais elle continue à se battre chaque jour, sans même savoir pourquoi… C’est alors qu’une rumeur se met à circuler au sein des Puella Magi. « Les Puella Magi pourront trouver le salut, si elles se rendent à Kamihama ». La ville de Kamihama, lieu de rassemblement des Puella Magi et des Rumeurs. Venez découvrir l’histoire de Iroha Tamaki, en quête de son souhait oublié…

Miracle !

La première saison de Magia Record m’avait laissé une impression mitigée. Elle souffrait d’un gros ventre mou, manquait d’enjeux et reposait sur le même twist que Madoka. Son cast était quand même chouette et elle décollait sur son dernier épisode, mais après plus d’un an d’attente, je me demandais comme beaucoup si cette seconde saison parviendrait à poursuivre dans la même veine que le final de la première saison.

Et bon dieu, ils l’ont fait. Alors OK, c’est pas forcément un chef-d’œuvre et la saison se coupe un peu au moment le plus intéressant avant sa dernière saison en décembre, mais punaise que c’est bon d’avoir du Magia Record qui fait des choses intéressantes. L’histoire démarre enfin et réussit à être bien prenante, surtout dans ses premiers épisodes. La production bénéficie également de plusieurs cuts vraiment très impressionnants qui laissent une forte impression, et ça c’est grâce à Hiroto Nagata. Sans rire, depuis un an et demi, presque tous les meilleurs cuts de Shaft (voire certains des meilleurs de l’année tout court) sont de cette personne, je vous invite vraiment à jeter un œil à son travail.

La série « triche » un peu également en faisait revenir le cast du Madoka original en entier (rien que le premier épisode leur est entièrement dédié), mais au moins ici elle évite le simple fanservice un peu gratuit de la première saison pour intégrer les personnages à la trame globale tout en étant fidèle à leurs personnalités.

Bref, c’était que du plaisir, si la saison finale continue sur cette voie aussi bien en terme de production que de plot, elle pourra véritablement être excellente. Ça valait le coup d’avoir une première saison un peu moyenne pour en arriver là !

Par Mathxxl

Dragon Maid De Miss Kobayashi Lance L'ouverture De La Saison 2, Se  Terminant: Regarder - Tech Tribune France

Miss Kobayashi’s Dragon Maid S (Crunchyroll / Wakanim)
Si vous avez aimé Hinamatsuri.

Mlle Kobayashi mène une vie ennuyeuse partagée entre son travail au bureau et son minuscule appartement jusqu’au jour où elle sauve la vie d’une dragonne. Se prénommant Tohru, cette dernière peut se transformer en humaine, même si des cornes sur sa tête rappellent ses origines. Pour payer sa dette, elle décide de rester chez Mlle Kobayashi et de se mettre à son service

Deux ans après le drame qu’a vécu le studio, Kyoto Animation fait son retour à la production d’une série télé. On pouvait légitimement s’attendre à ce que cette suite ne soit pas à la hauteur de la première saison, tant on a perdu d’animateurs talentueux, à commencer par Takemoto Yasuhiro, l’ancien réalisateur de la série. Or, dès le premier épisode, on constate que le studio demeure un cran au-dessus du reste de l’industrie, puisqu’on a droit encore une fois à nombre de séquences exceptionnelles. Outre sa qualité technique, cette saison donne toujours la part belle aux instants d’émotion, avec une capacité extraordinaire pour jongler d’un ton à l’autre, d’une ambiance à l’autre. C’est l’occasion de creuser encore un peu les personnages, notamment en s’intéressant au passé commun entre Tohru et Elma qui est à l’origine de cette fracture entre les deux dragonnes. Cela donnera l’un des épisodes les plus beaux de la série, tant visuellement qu’émotionnellement. Malheureusement, la série reste entachée par des fantasmes assez discutables, cette saison en rajoutant encore une couche avec le personnage d’Illulu et sa poitrine XXL, et repoussant une bonne partie du public qui voudrait pourtant sincèrement apprécier la série. Reste que, dans cette saison vraiment compliquée pour les autres, cette production fait vraiment figure d’exception, à un point tel que certains animateurs ont pu terminer leur travail dessus, quitter le studio, puis rejoindre la production d’animés diffusés en début d’année, alors même que la production de Kobayashi était déjà terminée et prête pour l’été.

Par Api

Moi, quand je me réincarne en Slime saison 2 (Crunchyroll)
Si vous aimez les isekais ?

Satoru, employé de bureau lambda, se fait assassiner par un criminel en pleine rue. Son histoire aurait dû s’arrêter là, mais il se retrouve soudain réincarné dans un autre monde sous la forme d’un Slime, le monstre le plus faible du bestiaire fantastique. Le voilà équipé de deux compétences uniques : « Prédateur », lui permettant de récupérer les aptitudes de ses adversaires, et « Grand Sage », grâce à laquelle il acquiert une compréhension aiguë de son environnement. Mais même muni de ces armes, ses chances de survie semblent cependant limitées…

On revient sur Slime après une première partie de saison 2 vraiment solide, la suite est-elle à la hauteur ? OUI.

Cette saison de Slime accentue l’aspect géopolitique mais dans l’aspect diplomatique, à travers de longs moments de dialogues, chose assez complexe à retranscrire dans le format animation. Et pourtant, à aucun moment je n’ai senti des longueurs et ce pour deux raisons. La série parvient plutôt bien à gérer les dialogues, le rythme des prises de paroles, le jeu des seiyuu et les plans choisis rendent l’ensemble assez intéressant à suivre. L’autre raison c’est la pertinence et la crédibilité des dialogues, je suis vraiment conforté dans l’idée que Slime est une licence vraiment bien écrite.

La deuxième partie de la saison est aussi régie par un conflit contre l’antagoniste Clayman. On peut regretter son manque de recul et de réflexion par rapport à la saison une. Je confesse que moi aussi j’ai été frappé par sa faiblesse. Néanmoins son attitude trouve son explication une fois que l’on découvre le personnage qui est loin d’être faible. Cette saison a pour but narratif de montrer que Rimuru est un excellent diplomate, un roi impitoyable avec ses ennemis mais aussi un fin stratège et, bien qu’avoir redescendu le niveau de Clayman pour le prouver est regrettable, il n’en reste que l’on suit l’évolution logique de notre protagoniste. La puissance est un acquis depuis la saison une, il ne sert à rien de mettre notre héros en difficulté sur ce point dans cette saison. La première partie de la saison 2 servait à mettre en exergue ses qualités à mater les nations ennemis et à faire preuve de sang froid, cette deuxième partie à densifier ses qualités diplomatiques et stratégiques. Il mérite sa place parmi les rois démons.

Enfin on note la qualité de tous les personnages qui sont apparus, très atypiques, intéressants et avec un bon chara-design. Maintenant que Clayman est vaincu et Rimuru accompli, les enjeux vont devenir encore plus sérieux. Le sérieux qu’il manquait au cartoon Higurashi Sotsu par ailleurs… Quel plaisir de savoir que la production animé se poursuivra, vivement le film !

Par Yosuke

My Hero Academia saison 5 (AnimeDigitalNetwork)
Si vous aimez les comics de super-héros

La longue quête d’Izuku Midoriya pour devenir un héros continue au côté de tous ces camarades de l’académie Yuei. Il doit donner le meilleur de lui-même s’il veut surpasser son mentor et idole, All Might. Au programme de nouveaux élèves, de nouveaux alters et un entraînement poussé pour tous les élèves de l’académie. Au centre de l’intrigue, de l’action et des révélations sur Deku et le One for All.

C’est devenu notre rendez-vous saisonnier de parler de MHA, dernièrement pas forcément en bien au vu de l’état de la production de la première partie de cette saison 5, un état qui va pas vraiment s’améliorer dans cette seconde partie.

Je ne suis pas dupe, je me doutais bien que l’état de la forme n’allait pas s’améliorer, mais bon elle a carrément empiré. Aucun moment vraiment joli, si ce n’est peut-être un ou deux dans l’arc My Villain Academia et puis ça manque de vie globalement.
Le gros problème ici c’est le rythme par rapport au manga, c’est trop rapide et expéditif. Et aussi, inverser deux arcs à cause d’un autre satané film conduit à rendre toute la partie avec Hawks complètement incompréhensible. Enfin la cerise sur le gâteau : un épisode hors-série. Oui oui, sur une production saisonnière, on a un épisode hors série complètement inintéressant qui vient casser un rythme déjà pas fameux.

Quel dommage quand on voit la qualité d’écriture à la base, les remords d’Endeavor, sa situation familiale, sa résolution finale très audacieuse. L’intrigue avec Hawks qui parvient néanmoins à capter mon intérêt au vu de la machination qui se prépare. Et enfin l’arc Villain qui est sans doute le meilleur de la série, confrontant deux visions de méchants et leur revendication de liberté. Le front de libération qui veut reconstruire une liberté et l’alliance des vilains qui veut tout détruire pour obtenir la liberté.

Une nouvelle dimension apparaît pour chacun des antagonistes et particulièrement Tomura Shigaraki qui devient le symbole ennemi, le symbole qui supplante la vision de reconstruire la société et, de fait, devient une menace absolue pour nos héros. C’est vraiment brillant. Quelle tristesse de voir que cet arc n’ait pas le droit à la qualité animé qu’il mérite.

La saison 6 est datée pour 2022, la même année de sortie que Mob Psycho saison 3, et ça n’augure rien de bon.

Par Yosuke

My Next Life as a Villainess: All routes lead to doom! X (Crunchyroll)
Si vous aimez… la saison 1

Après avoir reçu un coup à la tête, une lycéenne se retrouve dans le monde d’un jeu vidéo, un « otome game » (jeu de drague), où elle incarne la riche héritière – et méchante – Catarina Claes ! Pour elle, la meilleure fin de ce jeu sera l’exil et la pire, la mort ! En attendant, elle doit faire face aux nombreux protagonistes qui tentent de la séduire…

Rien de révolutionnaire sous les tropiques, ici. Effectivement, si vous avez aimé la saison 1, vous avez de grandes chances d’aimer la 2e. Cela dit, ne nous hâtons pas trop, car si la première saison avait un rythme assez soutenu et était très efficace sur son humour, cette nouvelle saison est un peu plus mesurée. Les intrigues développées y sont un peu plus longues et l’on ne se contente pas de voir Catarina déjouer l’avenir funeste qui l’attend au rythme d’un prétendant (une route) par épisode. De fait, cela induit une plus grande rareté des scènes qui ont pu nous plaire durant l’itération précédente. Alors certes, quelques personnages secondaires sont bien ajoutés au casting pour tenter de diversifier le propos, mais on en revient à ce que j’écrivais juste avant. Leurs intrigues sont rallongées par rapport à celles de la première saison, ce qui nuit un peu au rythme, ainsi qu’à l’efficacité et l’apparente simplicité dégagées l’an dernier.

En même temps, tous les personnages du jeu sont déjà ralliés à sa cause suite à la saison 1. Fort heureusement, ceux-ci continuent de se tirer dans les pattes pour savoir qui obtiendra les faveurs de notre chère Catarina (sans qu’elle ne s’en rende compte, ce qui prête toujours un peu à sourire) et maintiennent donc un bon niveau d’humour et de gaieté. Et bien sûr, l’héroïne étant toujours aussi simpliste et naïve, elle se charge toujours de retourner bien des situations à son avantage de façon surprenante et amusante, comme lorsqu’elle se retrouve prise en otage et invite son ravisseur à passer à table avec elle.

En bref, une saison un peu plus en demi-teinte que la précédente qui était vraiment rafraîchissante, mais néanmoins agréable et amusante à regarder. Un cru qui a de quoi faire plaisir pour prolonger le plaisir de la saison 1. Si vous n’aviez pas aimé, en revanche, vous pouvez totalement passer votre chemin.

Par Jakedax

Sonny Boy (Wakanim)
Si vous aimez les productions audacieuses

Tout débute le 16 août, alors que la première moitié de l’été est déjà passée. Nagara et ses camarades de 3e qui étaient présents au collège se retrouvent dans une situation totalement invraisemblable. Nagara, la mystérieuse nouvelle élève Nozomi, Mizuho, Asakaze, leurs 32 autres camarades et leur collège ont été transportés dans une autre dimension. En plus de leur dérive, certains d’entre eux obtiennent des pouvoirs surnaturels. Tandis que certains usent et abusent de ces pouvoirs dépassant l’entendement, d’autres tentent de se poser en meneurs du groupe, et d’autres encore cherchent désespérément un moyen de rentrer à la maison. La méfiance, la jalousie et les antagonismes se retrouvent exacerbés par la situation. Ces garçons et ces filles tentent de survivre à leur nouveau quotidien où se succèdent les phénomènes inexpliquables. Nagara et ses camarades de classe parviendront-ils à conquérir ce monde mystérieux et à rentrer chez eux sains et saufs ?

Sonny Boy est un OVNI dans le milieu de l’animation qui, je trouve, manque de plus en plus d’audace et de prises de risques, cet anime sort véritablement du lot. Il ne plaira pas à tout le monde et HEUREUSEMENT les partis pris comme ça sont justement là, car ils n’ont pas été faits dans une optique de plaire à la majorité mais pour suivre et traiter un propos : le passage à l’âge adulte.

C’est une thématique déjà maintes fois abordée, mais ici ce qui fait le génie de Sonny Boy, c’est sa manière de le faire et comment faire la mise en scène.
La série a l’idée géniale de faire découvrir la vie à travers le vivre ensemble d’une classe, car le vivre ensemble est la base de la société adulte. Pour que les personnages découvrent ce que ça fait d’être adulte, il vont découvrir au fur et à mesure des mondes les différentes fondations de notre monde, la manière dont elles ont étés conçues et pourquoi. Et la série n’hésite pas à varier les concepts visuels comme elle le souhaite pour créer des mondes les plus parlants et pertinents possibles. On voyage énormément.

Par ailleurs on note une OST assez absente pour laisser libre court à la « vie » des personnages et la laisser apparaître à la fin des épisodes comme pour dire que la leçon de vie a bien été acquise et intégrée. Le chara-design est lui aussi excellent, les personnages ont vraiment un charisme d’anime des années 2000, GTO notamment, et ce n’est pas pour me déplaire.

Je ne vais pas rentrer en détail par peur de spoil, mais Sonny Boy est vraiment incroyable, audacieux et riche. Foncez !

Par Yosuke

To Your Eternity Episode 15 Review – But Why Tho? A Geek Community

To Your Eternity (Crunchyroll)
Si vous avez aimé Violet Evergarden

Un garçon solitaire errant dans les régions arctiques de l’Amérique du Nord rencontre un loup. Tous deux deviennent rapidement amis, dépendant l’un de l’autre pour survivre dans cet environnement hostile. Mais ce garçon a une histoire et sa rencontre avec ce loup n’est pas fortuite

La première moitié de l’animé était extrêmement convaincante, bien qu’on comprenne rapidement que toutes les rencontres de Imm se solderont par des séparations dramatiques. Mais ce qui va finalement rattraper notre héros, ce ne sont pas ses ennemis, mais bien les problèmes de production. Dès la fin de l’arc centré sur Gougou, on commençait à voir des signes de faiblesse. Et c’est véritablement en entrant sur l’île des prisonniers que l’animé tombe dans les enfers, avec plusieurs épisodes particulièrement hideux tant les personnages ne ressemblent plus à leur modèle de base et l’animation perd toute consistance. Pire, on ne trouvera aucune refuge dans l’histoire non plus, puisque Tonali et son groupe sont parmi les personnages les plus inintéressants, transparents et même antipathiques qu’ait pu rencontrer Imm dans son périple. Alors, quand l’inévitable couperet tombe, on ne ressent rien si ce n’est la sensation d’être enfin délivré et de pouvoir passer à autre chose. Et heureusement, cette délivrance s’accompagne d’une remontée de l’animation également, pour un dernier épisode magnifique tant sur le plan technique que narratif, avec un focus sur la relation entre Imm et Piolan. Une remontée appréciable, mais qui arrive vraiment trop tard pour sauver cette seconde moitié. Finalement, je pense que je retiendrai surtout de To Your Eternity ses musiques, et notamment le thème principal vraiment émouvant.

Par Api

 

Mémorables : Love Live Superstar, Miss Kobayashi S2, Sonny Boy

Notables : Fena: Pirate Princess, Kageki Shoujo, Les Mémoires de Vanitas, Magia Record S2, Moi quand je me réincarne en Slime S2, My Next Life as a Villainess S2

Oubliables : My Hero Academia S5, To Your Eternity

C’est compliqué : Higurashi Sotsu

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