Retour sur les animés de saison – Hiver 2021

Généralement, l’hiver est une saison assez calme, avec quelques dizaines de séries et tout juste une poignée qui se distinguent. Autant dire qu’on pouvait difficilement s’attendre à une telle déferlante, bien aidée par la pandémie qui a forcé de nombreux projets à décaler leur diffusion. Je vous propose donc de revenir sur cette saison très chargée histoire d’y voir un peu plus clair, toujours en compagnie de Light et Mathxxl.

L’Attaque des Titans S4 (@Wakanim) Si vous avez aimé Youjo Senki
Dans un monde ravagé par des titans mangeurs d’homme depuis plus d’un siècle, les rares survivants de l’Humanité n’ont d’autre choix pour survivre que de se barricader dans une cité-forteresse. Le jeune Eren, témoin de la mort de sa mère dévorée par un titan, n’a qu’un rêve : entrer dans le corps d’élite chargé de découvrir l’origine des titans, et les annihiler jusqu’au dernier…

La série n’aura sans doute jamais autant fait parler que cette saison, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, le studio Wit a laissé la place à MAPPA, l’hydre qui semble inarrêtable et qui enchaine les projets, sans songer au bienfondé de la démarche. Je faisais partie de ceux qui craignaient ce passage de flambeau, déjà à cause du changement de style, mais également à cause du planning honteux avec lequel le studio a dû composer. Force est de constater que les animateurs s’en sont malgré tout bien tirés, même si l’ensemble craque par-ci par-là, perdant notamment en expressivité sur les designs, l’utilisation de la 3D n’étant finalement pas le plus gros défaut de cette suite. Reste qu’on peut se demander l’intérêt d’avoir précipité sa diffusion, alors même que ses 16 épisodes n’étaient clairement pas suffisants pour adapter la fin du manga, et qu’on savait pertinemment qu’une autre fournée d’épisodes serait nécessaire…

Api

Trouvailles du Nain: Back Arrow, épisode 1 sur Wakanim | Gaak Back Arrow (@Wakanim) Si vous avez aimé Gurren Lagann
Ringerind est une terre entourée d’un gigantesque mur. Ce dernier l’enveloppe, la protège et contribue à son développement, au point d’en être déifié ; c’est l’essence même de cette terre. Un jour, un mystérieux homme nommé Back Arrow apparaît dans un village reculé du nom d’Edger. Arrow est amnésique, mais il certifie venir de l’autre côté du mur. Il décide alors d’aller au-delà de ce dernier afin de recouvrer la mémoire, mais se retrouve peu à peu mêlé à un conflit dont il semble être le centre…

Je ne sais pas du tout comment prendre Back Arrow. Au fond, la série est plutôt bien réalisée et elle ne souffre d’aucun réel défaut, mais ses ingrédients apparaissent comme un tel pot-pourri que c’est impossible de la prendre au sérieux. Que ce soit ces combats de mecha à grands coups de principes que n’auraient pas renié le premier nekketsu venu, ces bruitages et ces musiques qui rappellent les vieilles séries de tokusatsu des années 80/90, ou encore cet univers à mi-chemin de l’hommage et du plagiat à Gurren Lagann ou L’Attaque des Titans… difficile d’y voir autre chose qu’un vrai nanar. Mais la série a au moins le mérite de rester divertissante, là où bien d’autres animés cette saison sont apparus comme désespérément fades.

Api

BEASTARS Season 2 PV Sudah Rilis!!! - Otaku Mobileague
Beastars S2 (@Netflix) Si vous avez aimé Banana Fish
Dans un monde où animaux de toutes sortes coexistent, un gentil loup découvre ses pulsions de prédateur alors même qu’un meurtre vient d’être commis dans son école.

Toujours aussi bonne, cette suite prouve encore que le studio Orange sait y faire en matière de 3D et que cet élément n’est donc pas la tare de l’animation japonaise. Ceci étant, en termes de narration, j’ai trouvé que l’ensemble manquait d’impact, la faute peut-être à une direction moins inspirée. C’est particulièrement notable dans le dernier épisode qui représente un climax du début jusqu’à la fin, mais qui peine à asséner une quelconque émotion. A la place, je vous proposerais de regarder l’ending en version complète pour saisir à quel point l’animé est passée à côté d’excellentes idées.

Api

Les Brigades Immunitaires BLACK (@Wakanim) Si vous avez aimé Les Brigades Immunitaires (facile, celle-là, je sais…) et Il était une fois la vie

Il était une fois… l’histoire de votre corps. Les hématies ont une mission : transporter de l’oxygène dans le corps, jour après jour. Malheureusement pour elle, notre héroïne du jour vit un enfer quotidien dans un corps où les conditions de travail sont épouvantables. Alcool, clopes, stress, manque de sommeil, rien ne lui est épargné, mais comment les cellules vivent-elles leur labeur dans un environnement aussi détérioré ?

J’ai beau recommander cet animé à ceux ayant vu Les Brigades Immunitaires, sachez que je n’ai en réalité pas regardé la série-mère. Je me suis donc lancé dans son visionnage sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Et, franchement, j’ai adoré. En fait, cela tient simplement au concept même de l’œuvre : expliquer le fonctionnement du corps humain en le représentant comme une société humaine, notamment celle du Japon. Et chez moi, cela a marché au-delà de mes espérances. Le principe est en soi très amusant et les éclaircissements médicaux et biologiques sont de bon aloi, mais ce qui fait tout le sel de cet animé, c’est bien entendu la panoplie de maladies et de dérives en tous genres qui agressent en rafales ces malheureuses cellules. Leur hôte se laissant aller, je vous laisse imaginer la galerie de galères à laquelle elles doivent faire face. Face à ces menaces au design plutôt rigolo (même si elles n’ont rien d’amusant, bien évidemment), nous avons le droit à un ensemble de personnages qui balaient un spectre assez large de stéréotypes japonais bien connus. L’hématie gentillette, idéaliste et bosseuse ; son ami glandeur mais loyal ; la leucocyte guerrière, déterminée, mais non dénuée de cœur ; et j’en passe. Le tour de force de cet animé est de dépeindre le corps humain au travers d’un univers doublement familier : une société humaine classique et des archétypes de personnages auxquels nous sommes habitués. Si cette recette n’était pas exploitée pour décrire comment nous fonctionnons, le résultat serait des plus banals. Mais c’est justement cette banalité au service de la pédagogie et du divertissement qui rend Les Brigades Immunitaires BLACK (et, je suppose, la série-mère) aussi efficace. Je la recommande donc à tous ceux qui ont envie de passer un bon moment tout en révisant leur lexique du corps humain et de ses diverses afflictions !

Light

Dr. Stone : Stone Wars (@Crunchyroll) Si vous avez aimé Ascendance of a Bookworm
Plusieurs milliers d’années après un mystérieux phénomène qui a transformé toute l’humanité en pierre, Senku, un lycéen extrêmement intelligent et animé par un esprit scientifique, se réveille. Face à ce monde figé, où toutes les civilisations se sont effondrées, il décide d’utiliser la science pour le reconstruire. Avec l’aide de son ami d’enfance, l’infatigable Taiju Ôki qui s’est lui aussi réveillé, ils vont devoir repartir de zéro. Ainsi commence une incroyable aventure pour se réapproprier des milliers d’années d’histoire de la science, de l’Âge de pierre à leurs jours…

Un an et demi après sa première saison, Dr. Stone est de retour pour sa seconde saison, qui va voir s’affronter Senku et son plus grand ennemi, Tsukasa. Dans la continuité de sa première saison, Dr. Stone est un anime toujours chouette à suivre, avec son lot d’inventions et de personnages. J’ai trouvé l’arc de la guerre un peu moins intéressant que les précédents, en particulier parce que c’est un arc qui contient nécessairement plus de scènes d’action, ce qui n’est pas particulièrement la force principale de l’œuvre. Mais ça reste un bon moment du début à la fin, avec quelques passages assez touchants et forts vers la fin tout de même. C’est aussi un plaisir de retrouver la bande originale de Katou Tatsuya dont j’apprécie beaucoup le travail. Mais soyons honnête, Senku fabrique un tank, n’est-ce pas une raison suffisante pour regarder cette seconde saison ?

Mathxxl

HG Precure
Healin’Good Precure (@J-One) Si vous avez aimé Sailor Moon
Nodoka Hanadera est une jeune collégienne qui emménage dans la petite ville de Sukoyaka. Alors qu’elle découvre les environs, un monstre apparaît dans le parc. En arrivant sur place, elle se trouve nez à nez avec un lapin, un pingouin et un chat semblables à des peluches. En réalité, ces dernières sont des animaux guérissants venus du Healin Garden avec la princesse Latte, un jeune chiot. Ils ont étés envoyés pour trouver des « Precures », des guerrières légendaires capables de guérir la Terre ! Incapable de rester là à les regarder souffrir, Nodoka entre en résonance avec la jeune lapine du groupe et devient Cure Grace. Désormais, elle protégera la Terre et trouvera des compagnons . Ensemble, elles vont unir leurs forces pour prodiguer les soins nécessaires au rétablissement de la Terre  !

Healin’Good Precure a été ma deuxième série Precure complétée, et soyons honnêtes, ça a été compliqué. C’est peut être la faute au Covid, mais HG Precure est terriblement… plat. Ce n’est même pas une mauvaise série dans l’absolu, le cast est sympathique, c’est pas particulièrement moche ou porteur de mauvais messages, mais voilà ce Precure peine à avoir quelque chose pour lui. Les designs sont banals, les ennemis aussi, les enjeux aussi, l’environnement aussi… La série peine même à avoir de bons moments d’animations, ce qui est pourtant l’une des qualités de la licence habituellement. A cela s’ajoute le fait qu’on revienne encore et toujours sur les mêmes problèmes des personnages : Chiyu qui doit reprendre l’auberge familiale, Chiyu qui fait du saut en hauteur, Hinata qui est tête en l’air, etc. Ce qui rend beaucoup d’épisodes assez peu intéressants, et passé les 10-15 premiers épisodes, on s’ennuie ferme du début à la fin. Pourtant j’ai voulu y croire, parce que Star Twinkle Precure avait aussi un gros ventre mou, mais ses 10 derniers épisodes étaient excellents et valaient clairement l’attente, mais HG Precure ne réitère pas cela. C’est dommage parce que tout le rapport entre Nodoka et Daruizen, je le trouve intéressant, et ça amène un épisode très fort quand on apprend quelle est la véritable nature de leur relation (ce qui est symboliquement un viol quand même), et ça participe à faire de Nodoka un personnage plutôt touchant depuis le début vu les difficultés qu’elle a du affronter. Même le boss final il est pas fou. Je pense que la série a aussi souffert d’avoir une thématique un peu confuse, et je n’ai jamais vraiment su si l’anime voulait parler d’écologie ou de médecine, la réponse étant probablement un peu des deux, et donc en réalité aucun des deux malheureusement. Ce ne sera pas un déplaisir de retrouver ces personnages dans les films All Stars, mais je pense que j’aurai rapidement oublié l’essentiel de ce que proposait Healin’Good Precure.

Mathxxl

Horimiya (@Wakanim) Si vous aimez les romances drôles et mignonnes qui n’attendent pas le dernier épisode pour avancer

Hori Kyôko est la coqueluche de sa classe, une lycéenne jolie et populaire aux excellents résultats. Mais le soir venu, elle doit tenir la maison à la place de ses parents qui travaillent et s’occuper de son petit frère, Sôta. Un jour pas comme un autre, Sôta se fait mal dehors. Un garçon inconnu qui prend sur lui de le ramener chez sa famille, mais quand Kyôko leur ouvre la porte, c’est interloqué qu’il prononce son nom avec un soupçon d’hésitation. Elle se rend alors compte que la personne qui vient de ramener son frère n’est autre qu’un camarade de classe… Leur rencontre sera-t-elle une porte vers une nouvelle amitié ou des sentiments plus forts encore ? Découvrez une histoire adolescente aussi pétillante que douce-amère !

Ah, les histoires d’amour à l’adolescence… Pour être franc, cela fait environ dix ans que je regarde des animés et j’éprouve une certaine forme de lassitude vis-à-vis de cette thématique. Je tends récemment à restreindre mes choix afin d’éviter toute saturation et cet animé semblait fort prometteur, à même de satisfaire mon quota dans ce domaine. Or, visiblement, mon flair a vu juste. Horimiya est mignon, Horimiya est drôle, Horimiya fait du bien à notre kokoro.

Imaginez une romcom scolaire qui ne tourne pas 13 épisodes autour du pot, qui n’a pas de séquence à la plage, pas de festival sportif ni culturel, pas de sortie au parc d’attractions, très peu de non-dits et de quiproquos exaspérants qui trainent en longueur. Comment cela, impossible d’éviter tous ces clichés ? Eh bien, si, je vous l’assure, Horimiya esquive ces écueils consternants (oui, pour moi, cela atteignait ce degré-là) et met en scène un couple central mignon tout plein, dont la relation évolue bien et vite, et grands Dieux que cela fait un bien fou ! Les autres personnages ne sont pas en reste et on se retrouve devant une dynamique de fort bon aloi pour ce genre. Ajoutez à cela une sacrée dose d’humour qui fait mouche, quelques passages touchants ainsi qu’un enrobage visuel et sonore réussi, et vous obtenez tous les ingrédients d’une très bonne œuvre.

Très bonne seulement, me demanderez-vous ? Car, oui, malgré toutes ses qualités, cette adaptation possède tout de même quelques zones d’ombre. En effet, il faut savoir que l’animé se termine vraiment et boucle donc 16 volumes en 13 épisodes. Oui, vous avez bien lu. Alors, forcément, cela va vite, très vite par moments. En fait, on sent de grosses ellipses temporelles au vu des saisons qui défilent en arrière-plan et… eh bien, c’est à la fois une bonne et une moins bonne chose. D’un côté, de ce que j’ai lu, l’adaptation de CloverWorks a choisi de se concentrer principalement sur les chapitres importants, ceux qui font avancer les personnages. Se retrouve donc exclue toute une palanquée de chapitres « dispensables », formant ainsi des trous temporels visibles dans la série. Toutefois, le studio a tout de même conservé un certain nombre de petites séquences comiques, ce qui imprime parfois un rythme inégal où ces moments viennent un peu « casser » la mécanique de l’œuvre. Rien de bien dramatique ; au contraire, on rigole bien, mais j’aurais préféré quelques épisodes supplémentaires pour mieux structurer et distribuer tout cela. En soi, ce n’est pas très grave, mais cela m’empêche malgré tout de voir en Horimiya une véritable référence en la matière. Certes, l’adaptation se veut complète, au sens où elle se termine vraiment, mais à trop chercher à avancer en se concentrant sur l’essentiel de ce qui fait le sel de l’œuvre, elle y perd légèrement au change. Dommage donc, mais, dans l’ensemble, cela pèse peu face au plaisir que j’ai eu à la regarder.

Light

https://freakingeek.com/wp-content/uploads/2021/01/LogHorizon-Saison3-Banniere-800x445.jpg Log Horizon S3 (@Wakanim) Si vous avez aimé Fate/stay night
Cela fait à présent un an que Shiroe et ses amis sont piégés dans Akiba à cause de la Catastrophe. La création de la Table ronde a apporté l’ordre et la prospérité aux habitants, mais des intrigues politiques et la menace permanente que représentent de nouveaux monstres menacent de détruire tout ce pour quoi Shiroe s’est battu. Jamais la Table ronde n’a été aussi proche de sa fin…

Je ne sais pas si c’est parce qu’on a attendu près de 7 ans (!) entre cette saison et la précédente, si le studio DEEN a encore perdu en qualité avec le temps ou si le scénario n’avait aucun rebondissement intéressant à proposer, mais… on s’ennuie terriblement. Les enjeux nous ont perdu, les persos nous sont devenus inconnus, les musiques sont réutilisées ad nauseam, et le tout apparait fade et sans saveur… Définitivement une saison à oublier.

Api

Moi quand je me réincarne en slime S2 (@Crunchyroll) Si vous avez aimé ReZero
Satoru, employé de bureau lambda, se fait assassiner par un criminel en pleine rue. Son histoire aurait dû s’arrêter là, mais il se retrouve soudain réincarné dans un autre monde sous la forme d’un Slime, le monstre le plus faible du bestiaire fantastique. Le voilà équipé de deux compétences uniques : « Prédateur », lui permettant de récupérer les aptitudes de ses adversaires, et « Grand Sage », grâce à laquelle il acquiert une compréhension aiguë de son environnement. Mais même muni de ces armes, ses chances de survie semblent cependant limitées…

La première saison avait été un sympathique divertissement, mais dont on voyait rapidement les limites tant Limule apparaissait comme inarrêtable. Et il faut bien admettre que la transition entre cette premier et deuxième saison se fait avec difficulté tant on enchaine les épisodes mous, la faute à une remise en place de plusieurs éléments nécessaires au lancement de l’intrigue. Et une fois partie, inutile de dire qu’on n’a pas été déçus. Jusque-là, la série n’avait jamais été aussi prenante, grâce à des musiques qui font mouche, mais également un basculement du danger, non plus sur Limule, mais sur son pays tout entier et ses petits habitants. Malheureusement, une fois ce cap passé, la puissance de Limule apparait comme encore plus démentielle, et cette fois, on ne voit décidément plus où pourraient se poser les enjeux.

Api

https://www.justnerd.it/wp-content/uploads/2020/07/Mushoku-Tensei-Jobless-Reincarnation.jpg
Mushoku Tensei (@Wakanim) Si vous avez aimé Grimgar
Un anonyme de 34 ans, célibataire endurci, reclus et au chômage se fait écraser par un camion peu après avoir été chassé de la maison familiale. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il se réveilla bébé dans un monde d’épées et de magie ! Rudeus, comme il s’appelait désormais, jura alors de réussir sa deuxième vie et de tirer un trait sur l’immonde déchet qu’il avait été 34 ans durant. Dès son jeune âge, il nouera de nombreux liens dans ce nouveau monde, notamment une solide amitié avec trois fillettes, avant de partir pour une aventure aussi palpitante que périlleuse. Une seconde chance lui a été accordée… et elle ne sera pas de tout repos !

J’ai une relation compliquée vis à vis de Mushoku. Les premiers épisodes m’ont complètement emballé, entre cette direction artistique qui lorgne du côté des animés produits en celluloïd, et cette animation qui est une vraie débauche de sakuga. Or, on décelait déjà par petites touches, des remarques, des scènes qui semblaient complètement déplacées et qui avait de quoi nous sortir de notre visionnage. Et le summum de ces problèmes arrivera une fois l’entrée en scène d’Eris, demoiselle capricieuse et violente, qui deviendra rapidement le centre des préoccupations de notre protagoniste pervers. Et décidément, chercher à nous attacher à un personnage de 40 ans d’âge mental qui attouche sexuellement des gamines, il y a quelque chose qui ne passe pas… Autant le dire, c’est tout le second tiers de l’animé qui est à jeter à cause de ça. On cherche à nous vendre une histoire de rédemption, d’un héros qui va revoir ses valeurs après une première vie affreuse… sauf que ça ne prend absolument pas, tant ses efforts sont ridicules. Et c’est bien dommage, parce qu’en dehors de cette composante, l’animé avait tout pour être un des plus grands titres de la saison, même si sa mise en place restait des plus classiques. Reste à espérer que la série soit désormais sur la bonne voie, comme le laisse à penser la fin de cette première partie.

Api

otherside picnic anime Otherside Picnic (@Wakanim) Si vous avez aimé Flip Flappers
« Le Sinueux », « Dame Hasshaku », « la gare de Kisaragi »… Ces créatures dangereuses de légendes urbaines apparaissent dans le versomonde. C’est un monde voisin du nôtre et empli de mystères. Kamikoshi Sorawo a découvert le versomonde derrière la porte d’un bâtiment abandonné, et y fait la connaissance de Nishina Toriko. Cette rencontre va totalement bouleverser la vie de Sorawo. Toriko demande à Sorawo de l’aider à explorer le versomonde. Elle y recherche une jeune fille disparue nommée « Satsuki ». Sorawo accepte d’aider Toriko pour pouvoir explorer et étudier cet autre monde, mais aussi gagner de l’argent. C’est le début pour elles d’une lutte pour leur survie dans un monde inconnu empli de créatures étranges.

Dans mon article sur Otherside Picnic, j’expliquais que c’est une œuvre difficile à adapter en particulier parce qu’elle repose sur l’horreur de suggestion et l’incompréhensible. Et pourtant, il faut avouer que de ce côté là, l’anime s’en sort plutôt bien ! On retrouve plutôt correctement cette ambiance si particulière, cette étrangeté des créatures rencontrées, et je pense également que l’anime est honnête dans sa représentation des personnages et de leur caractère. Mais alors que le plus dur était fait, l’anime a quand même réussi à commettre des erreurs, que j’ai encore bien du mal à comprendre. D’un côté, c’est très compliqué en terme d’animation, surtout dans la première moitié de la série où les personnages passent parfois en 3D au premier plan et où les plans fixes un peu moches sont légions. Mais le plus curieux pour moi, c’est le choix de l’anime de modifier l’ordre des chapitres. On ne dirait peut être pas au premier abord, mais même si les chapitres sont relativement séparés les uns des autres, l’œuvre garde une cohérence narrative et chaque chapitre ou presque est une préparation qui sera payée plus tard, il est donc normalement quasi impossible de changer l’ordre comme ça. C’est cependant ce que fait l’anime, ce qui le rend parfois confus et crée le sentiment que l’on ne va nulle part, en plus de terminer sur un épisode relativement peu marquant. De plus, l’anime décide d’ajouter des épisodes originaux, ce qui est loin d’être une mauvaise idée bien entendu, mais ceux-ci n’apportent rien à l’intrigue et viennent cannibaliser le temps donné à d’autres éléments de l’histoire plus importants, c’est dommage ! On se retrouve avec les chapitres sur les militaires qui s’étendent sur 2 épisodes, tandis que celui sur le quadra n’a qu’un seul épisode alors que c’est un chapitre plus long et plus important. Ma théorie personnelle c’est que la production a supposé qu’elle n’aurait pas le temps d’adapter les chapitres sur Satsuki, et par élimination ils ont décidé de terminer sur le sauvetage des militaires, puis l’ordre que l’on a actuellement en a découlé pour que le tout ne soit pas trop incohérent. En fin de compte l’anime Otherside Picnic est une représentation plutôt honnête du roman, mais qui se perd en chemin dans des choix dont le sens m’échappe toujours. C’est dommage, le plus dur était fait !

Mathxxl

Promised Neverland S2 (@Wakanim) Si vous avez aimé Charlotte
Celle qu’ils aiment comme leur mère n’est pas leur vraie maman. Les enfants qui vivent tous ensemble dans ce lieu ne sont pas vraiment frères et sœurs. Gracefield House est un orphelinat, une maison unique en son genre où s’épanouissent trente-huit frères et sœurs sans liens de sang, élevés par Maman. Cependant, leur charmant quotidien va brutalement prendre fin…

J’en ai déjà parlé plusieurs fois, mais je considère que cette suite n’est pas la catastrophe que tout le monde voudrait y voir, du moins jusqu’à son dernier quart. En effet, le rôle d’une adaptation est précisément d’adapter un contenu, et tant que le résultat se tient, on peut difficilement reprocher l’absence de certains éléments de l’oeuvre d’origine. Le problème se pose en revanche dans les deux derniers épisodes, où l’on sent qu’il aurait bien fallu un épisode supplémentaire pour boucler correctement le tout, au lieu de nous sortir des deus ex machina à foison et une fin en powerpoint. La faute à un comité de production qui a sans doute estimé que donner assez de largesse à cette saison n’en valait pas la peine maintenant que le manga est terminé…

Api

Re:Zero -Starting Life in Another World- Saison 2 partie 2 (@Crunchyroll) Si vous aimez… eh bien, en fait, je ne saurais dire à quoi je peux le comparer, tant l’œuvre m’apparaît unique en son genre.

Subaru Natsuki a basculé dans un monde fantastique où il fait la connaissance d’Émilia, une jeune fille aux longs cheveux d’argent qu’il jure de protéger. Malheureusement, le jeune homme ne résiste pas longtemps en se faisant tuer rapidement. Pourtant, il revient d’entre les morts, un phénomène qui se répète sans cesse, le ramenant toujours à son point de départ. Subaru entame alors un combat perpétuel dans lequel il essaie, peu à peu, de changer le futur…

Impressionnant. Si je devais résumer cette deuxième moitié de saison (et la saison 2 en général), ce serait avec ce qualificatif. Ces douze épisodes poursuivent sur la lancée entamée par les treize premiers et délivrent une partition remarquable venant boucler un arc imposant, pratiquement aussi long que tous ceux l’ayant précédé réunis. La première saison m’avait beaucoup marqué, que ce soit au niveau de l’univers, des personnages, des dialogues, de la mise en scène, de la musique ou du ton. Aujourd’hui encore, les épisodes 15 et 18 font toujours partie de ceux qui me bouleversent, preuve s’il en fallait de l’impact que peut avoir l’animation japonaise (et ses auteurs) lorsque les astres s’alignent et que la magie opère. Mes attentes étaient donc immenses pour la suite et il a fallu s’armer de patience.

Quatre ans et demi plus tard, le résultat est là et il est sans appel : Re:Zero continue d’être une œuvre singulière, intense, riche et adaptée de fort belle manière par White Fox, qui se permet ici de reprendre et de pousser encore plus loin la recette ; la plupart des épisodes ne comportent aucun générique et leur durée tourne en moyenne autour de 28-29 minutes. Si vous faites le calcul, vous constaterez que cela rajoute à peu près un contenu représentant 7 à 8 épisodes supplémentaires sur l’ensemble de la saison 2. Ce choix assumé est à mes yeux une force indéniable de cette adaptation, les épisodes possédant en effet une densité que j’aie rarement eu l’occasion de constater ailleurs.

L’intégralité de la saison 2 se déroule dans un cadre relativement fermé, où tout se passe d’abord dans une atmosphère anxiogène qui soulève nombre de questions, esquisse quelques pistes intrigantes et continue de pratiquer son art favori : faire souffrir son protagoniste (et les autres personnages au passage). Je ne m’étendrai pas sur ces événements, et je dirai simplement qu’en dépit d’un humour toujours présent ici et là, le ton est grave, la situation sérieuse voire dramatique et que Re:Zero a encore beaucoup, beaucoup de choses à nous révéler. Et cela tombe bien, puisque la deuxième partie apporte un changement de stratégie chez Subaru, qui va lui permettre (et nous avec) d’obtenir bien des réponses (et tout un nouveau lot de questions). Pour la première fois, il va tenter de tout faire pour ne pas se servir de son pouvoir et sauver tout le monde sans avoir à recommencer. Une approche intéressante, qui permet surtout d’accomplir quelque chose que nombre de gens attendaient depuis fort longtemps : un vrai effort de construction et surtout d’évolution autour du personnage d’Emilia. Cette saison est non seulement l’occasion pour toute une galerie de personnages secondaires de se voir offrir des éclaircissements bienvenus et des moments de gloire, mais elle est, selon moi, le théâtre d’une indispensable évolution chez Subaru et Emilia. Les deux figures centrales de cette œuvre font l’objet d’un traitement tout particulier qui, notamment pour la demi-elfe, fait un bien fou. Certes, cela passe par toute une série d’épreuves et l’histoire est très loin d’être terminée, mais cette saison 2 a l’immense mérite de sortir grandie et hautement renforcée du côté de ses personnages. J’irais presque jusqu’à dire que cet arc, outre toutes les réponses qu’il apporte et les pistes qu’il suggère, sert principalement à former une équipe solide autour du duo, à même d’affronter les dangers à venir (et Dieu seul sait ce qui les attend…). La conclusion est hautement satisfaisante et, bien qu’elle n’achève en réalité rien, on sent la présence d’un tournant majeur. Il fallait que Re:Zero en passe par là et voilà qui est chose faite, avec la manière de surcroît.

En préambule, je me suis un peu attardé sur la série dans son ensemble et la saison 2 en général, plutôt que sa seconde moitié uniquement, car je ne me suis pas chargé de la critique de la première partie et j’ai estimé important d’aborder ces éléments avant de rentrer dans le détail des douze épisodes au centre de cet avis. À la lecture de celui-ci, vous vous doutez bien que j’ai été grandement satisfait par cette deuxième moitié de saison, et par cette dernière dans sa globalité. Re:Zero demeure pour moi une œuvre unique en son genre, adaptée avec grand soin par un studio qui, même s’il ne brille pas toujours par la qualité technique de ses dessins, maîtrise fort bien la mise en scène et la construction de son travail. Je pourrais poursuivre en saluant la qualité des doublages, des musiques, et de bien d’autres choses encore, mais je pense avoir dit l’essentiel. Commence maintenant une (longue ?) attente vers une troisième saison qui, je l’espère, se fera un jour.

Light

Sk8 (@Wakanim) Si vous avez aimé Free
« Ce jour-là, je l’ai vue de mes propres yeux. De la neige tombait à Okinawa, dans le sud du Japon… » Un jeune lycéen en première mordu de skate nommé Reki est passionné par la course « S » qui se déroule dans une vieille mine abandonnée. C’est une course dangereuse tenue dans le plus grand secret où tous les coups sont permis, et les duels qui s’y déroulent sont très appréciés du public.

Dès le trailer, je m’attendais à une série qu’il ne faudrait pas trop prendre au sérieux, et il faut bien admettre que la suspension consentie de l’incrédulité est régulièrement mise à l’épreuve, il suffit de voir le look des personnages pour s’en convaincre. C’est d’abord un animé de sport, mais aussi une série avec pas mal d’humour, que ce soit sur le plan visuel, via ses personnages ou via les situations. D’ailleurs, la série joue beaucoup sur l’ambiguïté des relations entre les personnages, créés comme un appel du pied, d’abord à un public féminin, mais surtout aux fujoshi. Entre eux, ce n’est pas vraiment de l’amour, mais c’est certainement plus que de l’amitié. Ce côté homo-érotique ressort particulièrement dans les courses d’Adam, où celui-ci va presque entamer une danse avec son adversaire. Côté technique, la direction artistique est impeccable, mais c’est surtout sur la photographie que s’illustre la série. On peut évidemment regretter que la production soit devenue impossible à tenir vers la fin de la diffusion, même si un œil inexpérimenté sera passé aisément au travers de ces défauts.

Api Skate-leading Stars (@Wakanim) Si vous avez aimé Free
« Tu ne me battras jamais. » Cette phrase, prononcée par son rival Shinozaki Reo, a poussé le jeune Maeshima Kensei à mettre un terme à sa carrière de patineur. Plusieurs années plus tard, Maeshima, désormais lycéen, met à profit ses qualités physiques naturelles pour dépanner les différents clubs de son lycée, tout en refusant de se consacrer pleinement à un sport en particulier. Un jour, il apprend que son ancien rival Shinozaki abandonne le patinage artistique individuel pour se lancer dans une discipline collective, le skate-leading. Peu après, un jeune homme du nom de Sasugai Hayato aborde Maeshima : il affirme avoir besoin de l’ex-patineur et l’invite à le rejoindre dans le monde du skate-leading !

Cette année, je me suis découvert une passion pour les séquences de danse en animé. Et Skate-leading semblait tout indiqué pour me combler. Malheureusement, j’aurais dû voir l’embrouille venir dès les premiers épisodes. L’animation pas exceptionnelle, les séquences manquant d’énergie, les personnages exécrables voire caricaturaux, il n’y a vraiment pas grand chose à sauver dans la série. Le comble doit être dans l’avant-dernier épisode, où de nombreuses équipes sont rassemblées pour une cérémonie, et l’un des personnages n’a carrément qu’un moignon de jambe qui dépasse sur la table… ou comment une équipe d’animation surchargée transforme une série de patinage en spectacle d’horreur…

Api

So I’m a Spider so what ? (@Crunchyroll) Si vous aimez Moi quand je me réincarne en Slime
Une lycéenne ordinaire se réveille dans un donjon où elle a été transformée en araignée ! Elle va vite apprendre que, pour survivre, il n’y a pas de règles…

Dans la flopée de titres Isekai qui sortent chaque saison, voici venu la réincarnation en araignée ayant des pouvoirs OP. Mais derrière un concept vu et revu et une technique parfois en difficulté, Spider est un anime plus que sympathique ! Et cela, on le doit surtout à sa protagoniste, ou plutôt à son interprète, Aoi Yuuki qui s’amuse comme jamais dans ce rôle, ce qui fait de Kumoko, notre protagoniste arachnéenne, un personnage qu’il est tout à fait chouette de suivre dans ses aventures. Mais Spider est une œuvre qui en a plus sous le coude qu’on pourrait le croire, et cela on le doit au second point de vue qui est présenté dans l’anime. En effet toute la classe de notre protagoniste a également été réincarnée, et on va suivre régulièrement leurs propres péripéties. Si celles-ci sont assez peu intéressantes dans les premiers épisodes il faut bien l’avouer, elles prennent en fin de cour une dimension plus sérieuse et intéressante, et un petit twist achève de donner un nouvel intérêt à cette dimension. Au niveau de la technique, Spider s’en sort aussi plutôt correctement, bien qu’on sente que le staff est en difficulté sur les derniers épisodes en date. Ce n’est pas la meilleure 3D que l’on peut voir, loin de là même, mais on s’y fait en réalité assez vite, malgré quelques combats un peu confus. En bref, Spider est une série globalement honnête, surtout portée par sa protagoniste. Si vous êtes fan d’Aoi Yuuki, n’hésitez pas à lui donner sa chance !

Mathxxl

Uma Musume : Pretty Derby Second Season (@Crunchyroll) Si vous avez aimé Centaur no Nayami
Voici l’histoire d’un autre monde où des jeunes filles anthropomorphes nées pour aller plus vite que des chevaux de course cohabitent depuis longtemps avec les humains. Vous ferez ainsi connaissance avec Tôkai Teiô, admiratrice de Symboli Rudolf et qui aspire à remporter la Triple Couronne. Il y a aussi sa rivale, Mejirô McQueen, l’héritière d’une célèbre famille et qui cherche à remporter une série de victoires dans la course de Tenno Sho. Toutes les deux sont à la fois concurrentes et meilleures amies. Ensemble, elles se lancent à la poursuite de leurs rêves !

J’aimais déjà beaucoup la première saison d’Uma Musume. C’était un anime à la fois drôle et touchant, mais c’est aussi celui qui m’avait fait pour la première fois comprendre l’attrait des animes sportifs. J’attaquais donc cette seconde saison avec enthousiasme, mais je n’étais clairement pas préparé à ce que ce soit aussi bien. Sans rire, la seconde saison d’Uma Musume est un excellent anime que j’ai adoré et qui m’a aussi beaucoup touché. Car cette fois-ci l’anime va aborder des thématiques bien plus dramatiques que sa première saison, entre blessures et personnages forcés d’abandonner leurs rêves. Cela donne lieu à des scènes très touchantes, au point que l’épisode 10 m’a littéralement mis en larmes ! Et pourtant, Uma Musume ne perd pas son identité ni ne sombre dans le pathos, c’est une série qui sait rester très drôle à certains moments, en particulier au niveau de ses runnings gags visuels (la coiffeuse et sa cliente notamment), et que l’on termine sur une touche positive. Le cast reste également très sympathique, bien que complétement différent de la première saison, et ici on aura essentiellement une dynamique de duos de filles rivales, qui s’affrontent et se soutiennent mutuellement, on aurait presque envie d’en shipper certaines (et je ne dis pas ça parce que la dynamique Teio/McQueen est clairement plus que de l’amitié) ! Niveau technique, la série s’en sort très honorablement, bien qu’elle ait quelques passages en 3D lors des courses, ce que n’avait pas la première saison. Néanmoins cela ne pose pas trop de problèmes, et à d’autres moments le niveau est au dessus d’autres productions du genre, par exemple lors des scènes de concert ! On sent que malgré le changement de studio (Studio Kai contre PA Works pour la première saison), Cygames est toujours derrière pour assurer une certaine qualité de production, et la réalisation arrive toujours à proposer quelque chose de réussi. Je pense que personne, même parmi les fans d’Uma Musume, n’était prêt à ce que cette seconde saison soit aussi qualitative. Maintenant quid de l’avenir ? Une saison 3, un film, un OAV ? J’aimais beaucoup ce que faisait la série d’OAV BNW no Chikai en incluant une course de relai, alors peut être que si le mobage fonctionne bien, on pourra encore suivre d’autres aventures en animé de nos chères filles juments. J’en reprendrais avec grand plaisir, mais vu la qualité de cette seconde saison, je pourrai également vivre avec le fait qu’elle reste la conclusion définitive !

Mathxxl

Wonder Egg Priority (@Wakanim) Si vous aimez Puella Magi Madoka Magica
Lors d’une promenade nocturne, Ohto Ai, une jeune fille de 14 ans, entend une mystérieuse voix qui lui confie « l’Egg ». « Si tu veux changer le futur… Alors, fais un choix. Allez, crois en toi et casse l’Egg. » Que va-t-il arriver à Ai une fois qu’elle aura cassé l’Egg ?

Wonder Egg Priority est un anime que j’attendais avec une certaine impatience, notamment du fait de son réalisateur, Shin Wakabayashi, dont c’est la première réalisation longue. Avant cela, j’avais beaucoup aimé son Ano hi no Kanojo Tachi, un anime court qui en bref était 22/7 mais de qualité. Et WEP ne m’a pas déçu, loin de là ! C’est au contraire un anime que je trouve exceptionnel, aussi bien au niveau de la technique que de l’écriture. Même s’il traite de thématiques qui ne me touchent pas personnellement (suicide, absence parentale…), WEP est un anime qui frappe fort et qui marque. C’est un anime qui a cette force incroyable de faire des plans qui sont marquants, au milieu de séquences d’animation tout bonnement impressionnantes. Cependant, il ne faut pas oublier que WEP aura eu une production très difficile, le staff débutant n’aidant pas, et bien qu’on puisse applaudir la qualité visuelle de la série, il ne faut pas oublier que derrière des animateurs ont subi de conditions de travail très difficiles. Pour parler de choses plus positives, le cast composé essentiellement d’un quatuor d’héroïnes est également très chouette à suivre, et je tiens à signaler que 3 doubleuses parmi les 4 principales ont aussi doublée un personnage de Love Live. Je dis ça, je dis rien. Il est néanmoins encore trop tôt pour se prononcer sur l’écriture globale de la série. En effet du fait de sa production, le dernier épisode a été repoussé à juin, et sans celui-ci il demeure très difficile de tirer un bilan de ce que raconte la série. Vu les thèmes abordés et leur gravité, il va sans dire qu’il sera décisif pour savoir si Wonder Egg Priority est une énorme réussite, voire un potentiel anime de l’année. Il ne reste qu’une étape à réussir, j’ai envie d’y croire !

Mathxxl

Yuru Camp△ Season 2 (@Crunchyroll) Si vous avez aimé K-On
Depuis qu’elle a déménagé, Nadeshiko a envie d’aller voir le mont Fuji à vélo. Mais le mauvais temps contrarie ses plans et elle trouve refuge après de Rin, une jeune fille qui fait du camping. C’est le point de départ d’une amitié entre ces deux lycéennes qui partagent le même attrait : se retrouver au bord d’un lac offrant une vue imprenable sur la célèbre montagne. Elles décident de former un club d’activités de plein air et d’entraîner d’autres camarades vers ce lieu de quiétude…

Quel plaisir. Quel plaisir de retrouver Yuru Camp, 3 ans après sa première saison. Déjà en 2018, c’était l’un de mes animes favoris de l’année, et la saison 2 est tout aussi qualitative, voire plus encore, que l’était la première. On retrouve tout ce qui fonctionnait déjà : un chouette cast, de magnifiques paysages, une belle bande son, et surtout un confort total au visionnage. Yuru Camp est une œuvre qui repose, qui apaise, bref qui fait du bien, et que demander de plus en ce moment ? Niveau génériques on est à nouveau bien servis, entre Seize the day pour l’opening qui profite de très jolis visuels et d’une musique entraînante, et Haru no Tonari pour l’ending, une magnifique chanson qui m’hypnotise et qui sera probablement mon ending de l’année. Cette seconde saison termine en beauté avec un arc de plusieurs épisodes pour un camping en groupe à Izu, ainsi qu’une conclusion plutôt touchante via un échange entre Rin et Nadeshiko. Après avoir pu profiter de tout cela, j’ai grande hâte de voir le futur film de Yuru Camp, dont on commence à avoir quelques nouvelles qui vendent du rêve…

Mathxxl

Avant de conclure ce bilan, on vous laisse avec un rapide classement représentant notre appréciation globale des animés vus cette saison.
Mémorable : Sk8, Re:Zero S2 partie 2, Uma Musume S2, Wonder Egg Priority, Yuru Camp S2 Notable : L’Attaque des Titans S4, Beastars S2, Mushoku Tensei, Moi quand je me réincarne en slime S2, Les Brigades Immunitaires BLACK, Dr Stone S2, So I’m a spider so what, Horimiya Oubliable : Skate-leading Stars, Promised Neverland S2, Back Arrow, Log Horizon S3, Healing Good Precure, Otherside Picnic

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