Retour sur les animés de saison – Été 2020

Après une saison de printemps un peu vide, l’été aura certainement été plus remplie, grâce à tous les animés reportés les mois précédents. L’équipe vous propose donc un retour à un bilan plus classique, et aussi bien plus chargé.

Ahiru no sora (@Crunchyroll)
Si vous avez aimé Haikyuu

Il n’est peut-être pas très grand, mais Sora Kurumatani est si rapide qu’il parvient à marquer des paniers sur un terrain de basket ! Cette passion pour ce sport, il l’a héritée de sa mère à qui il a promis qu’il remporterait le premier prix d’un tournoi inter-lycée.

Après presque 1 an, l’anime touche enfin à sa fin. Une production de 50 épisodes c’est pas rien, et la qualité a toujours été au rendez-vous. Ce n’est certes pas une animation digne des plus grands animes, mais plutôt une œuvre modeste qui est restée constante tout du long. Cependant, il est vrai que j’aurai quand même aimé voir quelques scènes se démarquant sur l’animation, une scène que l’on pourrait regarder avec des grands yeux en se disant «Wow».
Ce que j’attends d’un anime de ce genre, c’est l’aspect sport qui n’est pas oublié. Il y a des « side stories » qui s’accordent très bien à l’intrigue principale et qui développent les différents personnages. Ces derniers profitent de leur expérience en tant qu’humain mais aussi en tant que sportif pour s’améliorer sur le terrain, et ça c’est beau.
Néanmoins, j’aimerai parler de la romance dans l’anime, qui est selon moi complètement ratée et n’a pas sa place. Elle ne fait pas du tout avancer l’histoire principale, il y a une sorte de carré amoureux mais avec un gars arrivant de nul part, une fille qui s’intéresse à 3 gars à la fois et un autre qui éprouve des sentiments alors qu’il lui a parlé qu’une seule fois. Je ne comprends pas du tout cette volonté de vouloir faire une romance alors que l’histoire principale se suffit largement.
Enfin, pour en revenir sur l’aspect sport, le tout dernier match nous montre que l’équipe n’est plus la même, que même le dernier des perdants peut gagner si il fait beaucoup d’efforts, que la solidarité compte dans un sport collectif.
L’anime m’aura conquis malgré un début assez difficile où je relevais quelques clichés qui pouvaient déranger. Ce n’est pas un must watch, mais j’ai totalement aimé suivre cet anime durant tout ce temps.

Hyamix

20060908224586

Appare-ranman (@Wakanim)
Si vous aimez Redline

La fin du 19e siècle marque le début d’une nouvelle ère prête à se dévoiler… À la suite d’un accident, Sorano Appare, un ingénieur brillant mais asocial et Isshiki Kosame, un samouraï balèze mais lâche, se retrouvent en Amérique après avoir dérivé depuis le Japon. Afin de rentrer chez eux, les deux compères sans le sou décident de participer à l’« American Transcontinental Race », dont le départ est à Los Angeles sur la côte ouest, et l’arrivée à New York. Les deux amis pourront-ils gagner cette course impitoyable et obtenir la récompense afin de rentrer au bercail ?

Certainement l’anime le plus injustement oublié de cette saison, Appare-ranman n’en reste pas moins une production de grande qualité. Cet anime transpire la vie, les personnages transpirent la vie. De par leur chara-design tout d’abord, tout l’aspect artistique de la série est extrêmement chatoyant et riche. Dans une industrie qui uniformise des designs (coucou les kirito-like) c’est toujours plaisant de voir des personnages qui se démarquent réellement chacun les uns des autres. Mais ce point positif s’applique également pour le fond, la série a vraiment une profondeur que je ne soupçonnais pas forcément au départ. Les personnages, et notre protagoniste notamment ont de vraies personnalités. Puis c’est typiquement le genre d’univers qui me plaît je vais être honnête. Appare-ranman est un incontournable de cette saison que je vous conseille grandement, un peu comme l’anime qui suit.

Yosuke

Deca-Dence-anime-visual-3
Deca-dence (@Wakanim)
Si vous avez aimé l’Attaque des titans (non)

Il y a des années, la soudaine apparition des Gadolls, une forme de vie inconnue, a bien failli conduire à l’extinction du genre humain. Pour se protéger de la menace, les survivants ont trouvé refuge dans la forteresse mobile Deca-Dence, haute de 3 000 mètres. Deux sortes d’habitants existent : les Gears, des guerriers luttant nuit et jour contre les Gadolls, et les Tankers, des humains sans capacité à combattre. Natsume est une jeune Tanker qui entretient le rêve de devenir une Gear. Un jour, elle rencontre Kaburagi, un réparateur froid et brusque. Tout semble opposer la jeune optimiste prête à tout pour réaliser son rêve et l’homme réaliste qui a renoncé au sien, mais leur rencontre changera le monde à jamais.

Deca-Dence apparaît au premier abord comme un SNK-like manquant de personnalité et optant pour la facilité. Il n’en est rien puisque le second épisode trahi l’attente des spectateurs pour partir sur autre chose. Si l’initiative est salutaire, il apparaît que ce deuxième épisode présente assez mal son univers et contexte. Et malgré ce début peu réjouissant, je n’ai pas peur de dire que Deca-Dence est une des toutes meilleures productions de l’année. Dans une industrie privilégiant la facilité et la non-prise de risque, Deca-Dence ne cesse de vouloir prendre à contre pied le spectateur. Il utilise parfaitement les chara-design et choix artistiques pour apporter au fond. La problématique principale étant ce qui nous définis en tant qu’humain et ce qu’est la liberté, l’anime nous confronte à des personnages très caricaturaux et enfantins visuellement en délaissant les personnages avec une vraie apparence d’humain. Tout cela pour nous forcer à comprendre qu’un personnage n’est point défini par son aspect physique. Pas de fanservice ou d’expressions clichées, l’anime se concentre exclusivement sur les personnages par leurs réactions et émotions. Ainsi, l’oeuvre apporte un soin tout particulier à les rendre crédibles et ça marche. Je ne peux malheureusement pas plus aborder les thèmes de l’anime par peur de vous spoiler, mais croyez moi, Deca-Dence est un vrai bol d’air frais dans cette industrie.

Yosuke

fruits basket 2020 rinFruits Basket s2 (@Wakanim)
Si vous avez aimé Sangatsu no lion

Tôru Honda vit désormais depuis plusieurs mois chez Shigure Sôma. Elle s’est parfaitement intégrée à la vie quotidienne de la maisonnée et a gagné la confiance et l’amitié de nombreux Maudits. Malheureusement, cette popularité risque bien de lui jouer des tours car Akito, le chef de famille, ne voit pas cela d’un très bon oeil.

Après un premier cour parfois difficile, Fruits Basket s2 se concentre cette fois-ci sur les personnages de Rin et Yuki. Et c’était une saison globalement très intéressante ! L’arc de Rin était très marquant, en particulier au travers de l’épisode dédié à son histoire qui ne m’aura pas laissé indifférent. Les épisodes plus déconnectés du reste se paient même le luxe de développer les personnages, nous menant petit à petit vers la conclusion de cette histoire. Malgré un rythme parfois un peu trop lent, on peut voir apparaître petit à petit une séparation entre Akito et le reste de la famille Soma. Les derniers épisodes semblent annoncer un arc final centré sur Akito, et je suis très curieux de voir quelle sera la conclusion de ce long récit !

 Mathxxl

Great pretender (@Netflix)
Si vous avez aimé Black Lagoon

Makoto Edamura se croyait le meilleur escroc du Japon jusqu’à ce qu’il se casse les dents sur Laurent Thierry. Désormais obligé de travailler pour lui, il est loin de s’imaginer ce qui l’attend après s’être engagé dans les sales affaires du français !

Une série où les protagonistes sont des malfrats, c’est assez rare pour être souligné. Ici, on suit des robins des bois qui arnaquent de grands magnats véreux, non pas pour redistribuer aux pauvres, mais pour leur propre profit. L’histoire nous met au même niveau qu’Edamura, tenu à l’égard des combines, ce qui nous permet un regard dans les coulisses, mais jamais en étant au courant de tout. On est témoins de drames humains et on voyage à travers le monde, changeant de cadre et de paysages fréquemment. C’est là que s’illustre particulièrement la série, avec une direction artistique du Studio Wit, qui n’est pas sans rappeler le pop art des années 60 à la Warhol. D’autre part, je vous conseille de regarder l’excellente VF, qui vaudra toujours mieux que la qualité des sous-titres de Netflix.

 Api

lapis relight cityLapis Re:LiGHTs (@Wakanim)
Si vous avez aimé Little Witch Academia

L’histoire se déroule à Mamkestell, une ville alimentée par des pyroxènes faits de pyrosable. Grâce à ces pyroxènes et au pyrosable, des jeunes filles surnommées « sorcières », peuvent utiliser la magie grâce à des sorts et des mélodies. Elles organisent des concerts et éliminent des bêtes de magie, faisant ainsi l’admiration des foules. La sorcière de l’aube a créé une académie pour les apprenties-sorcières, l’académie pour filles Flora. Tiara, une jeune fille aspirant à devenir une sorcière accomplie, vient frapper à la porte de cette académie.

Au départ je n’étais pas vraiment intéressé par Lapis, mais une fois dedans c’était un visionnage tout à fait sympathique. Malgré un grand nombre de personnages (mobage oblige), l’anime arrive à ne pas trop se perdre dans son cast. Mention spéciale à ce personnage qui est un fantôme mais n’en a pas conscience et aux blagues qui tournent autour. La production est globalement solide, ce qui en fait quelque chose d’agréable à regarder, et c’est un peu le but de ce genre de série Slice of life/comédie. On est d’ailleurs bien plus sur une histoire de magie dans une école plutôt que sur une histoire d’idols, cette dimension étant d’ailleurs au second plan avant les derniers épisodes. L’aspect musical reste toutefois très correct et loin d’être déplaisant. Puis il y a ce qui est probablement le match de balle au prisonnier le mieux animé de la japanimation, c’est pas beau ?

Mathxxl

Major 2nd S2 (@Crunchyroll)
Si vous avez aimé Ookiku Furikabutte

Daigo est le fils du célèbre joueur professionnel de baseball, Gorô Shigeno. Admiratif, il rêve de suivre ses traces aux côtés de Hikaru, le fils de Toshiya Satô. Ces deux fils de stars mondiales vont affronter toutes les difficultés pour pratiquer un jour ce sport au plus haut niveau.

Cette seconde saison n’est malheureusement pas à la hauteur de ce qu’envoyait son premier épisode, mais elle reste tout de même un des meilleurs titres de cet été. Pour une fois, l’histoire est centrée sur une équipe de joueuses, les mettant en compétition avec des équipes masculines, supposées plus fortes. On pourra déplorer certains cadrages malvenus, ainsi que deux endings presque voyeuristes, mais le traitement de ces personnages reste malgré tout très positif. En soi, cette saison est donc divertissante, mais il lui manquera quand même de quoi nous emballer comme savait le faire sa grande soeur ou encore la première saison.

Api

no-guns-life

No guns life S2 (@Wakanim)
Si vous aimez les univers Cyberpunk

Inui Jûzô est un ancien soldat démobilisé suite à une terrible guerre. Sa particularité ? Il a un énorme révolver à la place de la tête, faisant de lui un extend : un homme transformé avec des extensions mécaniques. Sans aucun souvenir de son passé, il se fait de l’argent en enquêtant sur les crimes des bas-fonds de sa ville, jusqu’au jour où un extend poursuivi par la police pour kidnapping le laisse avec l’enfant qu’il a enlevé… en le suppliant de le protéger ! Le hic : tout le monde semble vouloir récupérer ce gamin, et notamment Berühren, une multinationale mystérieuse et toute puissante…

Après une première saison pas exempt de défauts mais agréable malgré tout, No Guns Life revient avec pas mal d’interrogation. L’un des gros points positifs de cette saison par rapport à la précédente est le fait qu’on se concentre sur une véritable intrigue qui ne se disperse pas dans d’autres comme on pouvait le voir dans la première partie. C’est plus posé, facile et agréable à suivre. Malgré tout je retrouve tout de même les reproches que j’avais pu faire sur le précédent bilan. L’anime ne pousse pas son concept assez loin et on sent un petit manque d’ambition tout autour. Également la forme qui n’a pas progressé et qui n’était pas franchement brillante. En tout les cas, cette saison 2 est globalement plus convaincante que la première et montre une petite montée en puissance qui me plaît.

Yosuke

Oregairu S3 (@ADN)
Si vous aimez les comédies romantiques

Hachiman, un lycéen intelligent et asocial, se voit contraint d’intégrer le club d’assistance pour aider les élèves en difficulté de son lycée. Le club est présidé par la hautaine Yukino, une lycéenne brillante et solitaire. Celle-ci en est également l’unique membre jusqu’à l’arrivée de Hachiman et de la pétillante Yui, une camarade de classe qui a du mal à communiquer avec ses amis. Hachiman se révèle rapidement indispensable pour trouver les solutions grâce à ses méthodes efficaces mais peu orthodoxes…

On aura attendu 5 ans avant de voir la fin de cet anime. C’était long, mais notre attente a été récompensée.
Cette troisième et dernière saison s’est concentrée sur les trois personnages principaux, à savoir Yui, Yukino et Hachiman. Fini les histoires avec les autres de la bande et le club des volontaires, il est temps de conclure cette romance qui dure un peu trop longtemps.  Le démarrage de cette saison était lent, il fallait en quelques sortes, reposer les bases de leur relation et de la romance vu que cette thématique était arrivée vers la fin de la saison 2.
Un des points noirs de l’anime est l’incapacité des personnages à exprimer très clairement ce qu’ils ressentent. Bien sûr, on y était habitué après deux saisons, mais quand cela ne concerne pas forcément l’amour (des sentiments pas si faciles à exprimer), il est plus frustrant d’assister à ça en tant que spectateur. Pourquoi les personnages s’entêtent à camoufler leur vrais désirs, pourquoi ils nous parlent de « vœux » mais ne disent rien de plus ? Je dis ça un peu sur le ton de l’ironie, mais à certains moments je me posais vraiment la question.
Malgré cela, la romance s’est intensifié au fil des épisodes avant d’atteindre son apogée. Comme beaucoup d’animes de ce genre, les sentiments ne sont avoués qu’à la toute fin, et cela fait chaud au cœur d’enfin voir un des personnages se lancer et avouer ce qu’il ressent.
J’en ai parlé comme un point noir, mais tout ceci dure depuis le début de la saison 1, ça s’accorde bien avec l’ADN de l’anime mais aussi avec le caractère introverti des personnages.
Cette saison 3 est réussie, que ce soit au niveau de la technique ou de l’écriture. Les scènes sont touchantes et bien accompagnées musicalement. Les personnages sont développés et il ne restait plus qu’à régler leurs problèmes sentimentaux. On ne s’est pas perdu avec d’autres intrigues inutiles, l’histoire est focalisée sur la romance entre deux personnages jusqu’à nous amener à une conclusion prévisible et souhaitée.
J’ai beaucoup apprécié l’anime. Avoir vu la fin, c’est avoir dit au revoir à une partie de mon adolescence durant laquelle j’avais découvert et adoré l’anime.

Hyamix

Rent-a-girlfriend (@Crunchyroll)
Si vous aimez les comédies romantiques

Kazuya Kinoshita est un étudiant de 20 ans qui a échoué dans ses études. Il a toutefois réussi à embrasser sa petite amie une fois, mais elle l’a largué au bout d’un mois ! Ne voulant plus jamais revivre une telle situation, il part en quête d’une nouvelle copine en s’aidant d’une application spéciale permettant de louer une petite amie. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Chizuru Mizuhara qu’il trouve tout à fait à son goût. Mais la suite ne se déroule pas comme prévu et Kazuya s’embarque dans une situation plutôt gênante…

Il est l’un des rares animes dont j’ai vu le trailer et il faut avouer qu’on s’attend au pire. C’était donc un anime que j’ai lancé, en m’attendant à quelque chose de mauvais, de très cliché et que je finirai par drop au bout de quelques épisodes. Néanmoins, l’anime m’a surpris et j’ai commencé à l’apprécier.
Un anime où la romance se base sur une location ? Il faut avant tout savoir que ça existe pour de vrai et que oui c’est un peu glauque. Cependant l’anime nous présente cela comme une relation platonique entre le client et la fille. Il y a des règles très strictes, c’est bien encadré et qui dure peu de temps (1h en général). On nous montre pas explicitement de côtés négatifs, puisque ce n’est pas le but de l’anime. Son but, c’est de faire rencontrer des filles au personnage principal, c’est juste un prétexte, un engrenage qui fait tourner l’intrigue. Les relations restes saines et consentantes, chacun y trouve son intérêt.  A partir de là, la romance reste classique : plusieurs filles, un seul garçon. Dont une se démarquant des autres et qui finira avec le gars à la fin. Concernant les filles, oui c’est un peu du fanservice, mais elles ont aussi leur rôle dans l’histoire principale, une découvrira le pot aux roses, une autre sous ses airs innocents amènera une péripétie etc. C’est un anime qu’il faut voir pour se détendre, c’est marrant et agréable.
Un gros point noir, c’est le personnage principal. Sur cet aspect, je conçois totalement qu’on puisse lâcher uniquement à cause de lui. C’est un déchet, il est introduit comme tel et même tous ses amis, toutes ses connaissances dans l’anime le considère ainsi.
C’est un pari risqué de la part de l’auteur puisque c’est souvent quelque chose qui divise les opinions. La grande majorité des scènes ecchi de l’anime se passe dans l’imaginaire du personnage et sont un peu forcées. Elles renforcent beaucoup le côté pervers du personnage mais là aussi c’est un pari risqué. Certaines situations sont un peu improbables ou assez gênantes pour le MC et c’est toujours drôle de voir comment il s’est foutu dans cette situation.
J’ai bien aimé l’anime dans sa globalité, j’apprécie la romance et les diverses péripéties. Il y a quelques scènes touchantes, même si c’est l’aspect comédie qui ressort le plus. L’œuvre divisera, mais elle aura su me surprendre.

Hyamix

re-zerp

Re:Zero S2 (@Crunchyroll)
Si vous avez aimé les histoires de sorcières (Umineko)

Subaru Natsuki a basculé dans un monde fantastique où il fait la connaissance d’Émilia, une jeune fille aux longs cheveux d’argent qu’il jure de protéger. Malheureusement, le jeune homme ne résiste pas longtemps en se faisant tuer rapidement. Pourtant, il revient d’entre les morts, un phénomène qui se répète sans cesse, le ramenant toujours à son point de départ. Subaru entame alors un combat perpétuel dans lequel il essaie, peu à peu, de changer le futur…

Après une première saison pas dénuée de défaut mais néanmoins très convaincante et captivante, l’attente était énorme pour cette suite. Je vais tuer le suspens tout de suite, oui, cette première partie est une réussite. On est complètement happé par les évènements, les retournements de situation, les révélations sur des personnages qu’on pensait connaître. Des personnages secondaires voient un réel traitement très intéressant comme Roswaal ou Otto. Il y a une maitrise réellement impressionnante du drama dans cette licence, et la peur de répétition avec la première saison a été bien vite balayé. Mais comment l’anime a réussi à faire cela ? D’après moi c’est grâce au concept de sa narration, je m’explique. Cette saison nous écrase volontairement sous un flux de questions, et la narration s’organise comme une enquête en chambre close. La chambre close puisque les lieux sont cloisonnés et limités au temple et au manoir, dans une enquête basée sur les morts de Subaru qui réunissent les indices. Ainsi, en limitant la séries en des lieux clos, on limite le nombre de personnages. Tous les personnages ont ainsi une réelle importance dans cette enquête et aucun n’est à jeter, c’est plutôt habile. Ils apparaissent en témoin et pièces à convictions. Cet espace clos rend le danger encore plus proche et pesant, le manoir menacé de s’éteindre à tout moment, Emilia peut s’effondrer, carrément Satella qui peut venir et il y a même des lapins tueurs ! Tout n’est pas positif cependant et il convient de souligner les aspects qui ne me plaisent pas. Déjà on peut noter une nette baisse de qualité dans le visuel de la série, on a quasiment aucun moment de sakuga. Par ailleurs, si les nouveaux personnages sont très bons pour leur immense majorité, on peut regretter que les sorcières (à l’exception d’Echidna) ne soient pas vraiment plus exploitées et pas forcément plaisantes (encore que ça peut être corrigé par la suite). Et enfin le dernier point qui va me valoir des insultes, Emilia. Je suis bien conscient qu’elle évoluera quand on saura plus sur son passé, mais tout de même, ça fait un bon moment qu’elle affirme prendre ses responsabilités et qu’elle s’effondre juste après. Elle a constamment besoin de Subaru, et même quand c’est Rem qui est en danger, notre héros est obligé de se porter 100% à son secours. Il est vraiment temps que cette image de princesse impuissante qui pleure tout le temps sans Subaru disparaisse, je l’espère pour la deuxième partie. Mais ces défauts restent bien anecdotiques à côtés des immenses qualités de cette première partie de saison, je ne pense pas être prêt pour la suite.

Yosuke

SAO-Alicization-War-of-Underworld-Cour-2-Episode-2

SAO Alicization : War of Underworld partie 2 (@Wakanim)
Si vous aimez les joutes médiévales avec des mécaniques de jeu vidéo

ATTENTION SPOILERS !
L’empereur Vector a capturé Alice et se rapproche dangereusement du World End Altar. Pour l’arrêter, BercouliAsuna et ce qui reste de l’armée d’infiltration se lancent à sa poursuite. Mais en chemin, le groupe devra faire face à l’arrivée inopinée d’ennemis et d’alliés venus du monde réel.

Entamé en octobre 2018, l’arc Alicization trouve ici sa conclusion au travers des onze derniers épisodes de la deuxième partie de l’adaptation animée, War of Underworld. Et que dire ? Mon avis est dans la continuité de celui que j’ai écrit à l’occasion des douze premiers épisodes de WoU fin 2019. Sword Art Online continuera sans doute de diviser, je n’en doute pas, et ce que la fin de cet arc propose est la culmination de tout ce qui plait chez certains et déplaît chez d’autres. C’est… complètement fou, soyons honnêtes. La mise en scène, les séquences d’action, les enjeux, les visuels, la musique, les émotions véhiculées par les personnages ; tous les curseurs sont poussés à fond. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu une œuvre « exploser » à ce point dans sa dernière ligne droite.
Et il y a vraiment à boire et à manger, je dirais. Nous avons le droit à des combats en rafale très propres dans l’ensemble, dont deux trois moments assez ébouriffants, mais aussi de sacrés deux ex machina avec cette sacro-sainte Volonté, capable d’accomplir à peu près tout et n’importe quoi. Il faut marcher dans le coup, au risque de voir la crédibilité de quelques passages être bien malmenée…
Je me dois aussi d’insister sur un point passé sous silence dans ma critique de la première partie de WoU : la violence et la souffrance. Jamais SAO n’avait été aussi abondamment explicite en gerbes de sang et riche en cris de douleur. Plusieurs passages frisent même l’excès tant les épreuves endurées par les protagonistes peuvent paraître excessives. Ces éléments sont-ils un mal en soi ? Pas nécessairement, puisqu’ils permettent d’ancrer ce monde virtuel dans une « réalité » troublante, mais il est vrai que cela va sans doute un peu trop loin par moments.
Et que dire de la conclusion ? L’auteur n’a jamais caché son attrait pour les thématiques de l’IA, du virtuel, de ce qui fait l’humanité, et de tout ce qui gravite autour de ces sujets. C’est même d’ailleurs le fondement de l’œuvre. Alors, finalement, ce qu’il se passe n’est guère étonnant, même si, là encore, SAO n’hésite pas à forcer le trait. Pour ma part, j’aime beaucoup les grandes lignes de réflexion déroulées par M. Kawahara, malgré ses excès ! Le plus cruel dans cette histoire est bien dans les toutes dernières minutes de l’ultime épisode, puisque nous nous retrouvons lâchés dans un contexte surprenant avec une seule question en tête : C’est quoi, ce bordel ? Clap de fin, merci à tous.
Fort heureusement (enfin, cela dépend pour qui), la série n’est pas finie et il y a bien un arc après celui-ci, intitulé Unital Ring. Il s’agit, paraît-il de la suite directe d’Alicization, mais il faudra assurément se montrer patient pour le voir intégralement en animé, puisque cet arc ne compte que quatre volumes pour l’heure et que nous en ignorons sa longueur totale…
Je me rends compte que ma critique est sans doute un peu bizarre et décousue, mais je vous invite à l’accoler à celle que j’ai écrite à la fin de l’année dernière pour avoir un tableau complet. De mon côté, en attendant la suite, je me rabattrai volontiers sur l’adaptation annoncée de Progressive, qui reprend l’arc SAO étage par étage…

Light

god of

The God of High School (@Crunchyroll)
Si vous aimé les bonnes grosses bastons !

Un lycéen et ses amis participent à un tournoi épique, empruntant leurs pouvoirs directement aux dieux. Si le gagnant verra tous ses vœux se réaliser, les participants découvrent qu’une mystérieuse organisation semble tirer les ficelles de cette compétition…

Le démarrage de God Of High School était un des plus explosifs de la saison. Entrons directement dans la plus grosse qualité de l’anime : la forme. La qualité de production est tout bonnement bluffante, les affrontements sont épiques et brillants. Que ce soit les chorégraphies des combats et les types d’animation utilisés, l’anime arrive toujours à se renouveler et nous mettre une claque. Malheureusement c’est bien le seul point positif que je puisse ressortir de la production tant le fond est médiocre. Le plus gros défaut est la narration globale de la série. Si au début on pouvait pardonner puisqu’on espérait  une montée en puissance au fil de l’anime il est clair qu’à la fin ça fait plutôt mal. Le nombre de personnages non introduits et mal présentés est impressionnant, les enjeux sont très mal présentés eux-aussi et l’écriture, pour les rares personnages en bénéficiant, est complètement aux fraises passé l’épisode 6. Je ne peux ressortir qu’avec un immense sentiment de déception. J’aurais préféré une telle qualité de production sur un autre anime si j’avais eu le choix.

Yosuke

fugou keiji op shotThe millionaire Detective (@Wakanim)
Si vous avez aimé BATMAN

Lorsque qu’une personne du Département de la Police métropolitaine de Tokyo pose problème, elle est transférée dans le « Nouveau Quartier Général Anti-Criminalité ». C’est là qu’est envoyé Daisuke, le fils riche et exceptionnel de l’illustre famille Kambe. Contre toute attente, il fera équipe avec le bienveillant Haru Kato. Daisuke, lui, considère que la vie a un prix, alors que Kato pense au contraire qu’elle est inestimable. Deux personnes que tout oppose, unies face aux nombreux mystères et incidents qui se dressent devant eux… C’est le début d’enquêtes défiant toute logique !

Imaginez avoir beaucoup d’argent. Vraiment beaucoup d’argent. Tellement d’argent que vous pouvez balancer des missiles expérimentaux portatifs et racheter des immeubles entier à n’importe quel moment. Rajouter une enquête sur fond de drame familial et vous avez Millionaire Detective.
Contre toute attente, c’est un visionnage que j’ai trouvé très plaisant ! Même si on est face à une structure très très classique (le buddy movie avec 2 personnages qui s’opposent mais vont finir par s’apprécier), l’histoire reste assez prenante et bien fun à suivre grâce au personnage de Daisuke, si riche qu’il peut se permettre de faire littéralement ce qu’il veut pour arrêter les criminels. L’intrigue de fond est aussi plutôt bien construite et permet d’avoir une chouette conclusion pour la série qui ne nous laisse pas sur notre faim. La production est aussi propre (bien que rien ne soit transcendant), donc si c’est un type d’histoire qui ne vous déplaît pas, vous pouvez le regarder sans soucis.

Mathxxl

The Misfit Demon King (@Wakanim)
Si vous avez aimé One Punch Man

Anos Voldigoad était un roi démon tyrannique. Après avoir éradiqué les humains, les esprits et même les dieux, il commença à s’ennuyer de cet état de guerre perpétuelle et se réincarna avec un idéal de paix. Cependant, il ne s’attendait pas après 2000 ans à ce que ses descendants aient été ramollis par des siècles de paix et à ce que la magie ne soit plus que l’ombre d’elle-même. Anos intègre alors l’Académie du Roi Démon qui enseigne à tous les prétendants au rôle de roi démon. Cependant, les professeurs de l’Académie n’arrivent pas à déceler ses vrais pouvoirs et en font un paria. Dans leur tête, le roi démon légendaire était quelqu’un de tout à fait différent. Alors que tout le monde le rejette, il peut tout de même compter sur Misha, la seule élève qui lui est sympathique. Le roi démon en mal d’intégration va devoir refaire l’ascension du monde démonique !

L’animé se place comme une parodie de power fantasy présentant un protagoniste ultra puissant dans un monde magique. En l’occurrence, c’est ici le roi-démon qui fait office de héros à suivre. Loin d’être juste une série d’humour, l’oeuvre compte aussi de nombreux moments de sérieux. Or, il faut reconnaitre qu’elle ne s’illustre pas vraiment sur ce plan, puisque les enjeux et autres twists sont attendus à des kilomètres, la faute à son usage des clichés du genre. Elle reste divertissante malgré tout, mais elle aurait certainement été plus intéressante en véritable parodie.

Api

railgun frenda vs yumiyaToaru Kagaku no Railgun T (@Crunchyroll)
Si vous avez aimé Toaru Majutsu no Index

Alors que la rencontre sportive est sur le point de débuter, les différents organisateurs sont à la recherche d’une personne pour le discours d’ouverture parmi les niveaux 5. Pendant ce temps, Shokuhô Misaki, la cinquième plus puissante niveau 5, s’intéresse aux clones de Misaka Mikoto. Que désire-t-elle accomplir ?

Après un premier arc très réussi, Railgun est (enfin) de retour pour nous proposer cette fois-ci l’arc Dream Ranker, dont l’une des intrigues principales est liée aux rêves. Malheureusement, autant le dire tout de suite, je trouve qu’on a ici ce qui est peut être l’arc le plus faible de Railgun, au moins depuis la saison 1. Le principal problème, c’est qu’on a un arc beaucoup trop fragmenté qui peine à recoller les morceau à la fin. On commence avec une petite intrigue sur un garçon qui peut prévoir des incidents, pour ensuite introduire le fameux Poker Indien que l’on nous montrera au travers de plusieurs épisodes indépendants les uns des autres, tout en passant de temps en temps sur des groupes de mercenaires. Mais finalement, quand l’intrigue se dévoile avec le Doppelgänger, tous ces éléments se révèlent de moindre importance. On a donc 3 voire 4 sous intrigues qui évoluent ensemble mais qui peinent à se connecter efficacement, ce qui donne un arc décousu et pas toujours très intéressant, comme par exemple lors de cet horrible épisode qui tourne autour d’un agrandisseur de poitrine. Et pourtant, tout n’est pas à jeter loin de là. Le cast reste toujours aussi chouette à suivre, l’animation reste très solide et les séquences d’action fonctionnent aussi très bien. Je pense notamment à l’épisode 20 qui est excellent de bout en bout, entre un gros combat haletant impliquant Frenda et superbement réalisé et une conclusion qui m’aura mis la larme à l’œil. Le combat final est lui aussi très sympa à suivre. Puis il faut avouer que passer après l’arc du Festival, qui lui même passe après l’arc des Sisters, c’est rude et qu’en attendre toujours plus serait probablement exagéré. Mais voilà, n’ayez pas trop d’attentes pour cette deuxième partie de saison, ça reste chouette mais on est loin des pics de qualités que la série a pu offrir par le passé (exception faite de ce fameux épisode 20).

Mathxxl

umayon carrots combinedUmayon (@Crunchyroll)
Si vous avez aimé Uma Musume

Dans un centre d’entraînement transformé en école, les filles-cheval vont courir, se perfectionner et se produire… mais ce n’est pas tout ! En selle pour les suivre dans leur quotidien décontracté !

Umayon est un spin-off humoristique de Uma Musume, un anime que j’adore, composé de courts épisodes de 3 min. Autant dire que c’est vraiment un petit anime tranquille qui se regarde très facilement. Cela dit, certains épisodes étaient vraiment très amusants par leur côté parodique ! Je pense notamment à celui qui reproduit une scène de Takarazuka, celui qui fait un épisode de Super Sentai et celui qui fait un épisode de Drama. Je vous recommande de jeter un œil au moins à ceux-là, même en ayant rien vu de la série originale vous pourrez les apprécier, et ça ne prendra pas beaucoup de votre temps !

Mathxxl

Avant de conclure ce bilan, on vous laisse avec un rapide classement représentant notre appréciation globale des animés vus cette saison.

Mémorable : Deca-dence, Re:Zero S2

Notable : Misfit Demon King, Major 2nd S2, Great Pretender, No Guns Life S2, Ahiru no Sora, Appare-ranman, Fruits Baskets S2, Lapis Relights, Oregairu S3, Rent a girlfriend, SAO War of Underworld, The Millionaire Detective, Toaru Kagaku Railgun T, Umayon

Oubliable : God Of High School

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s