Focus – Barakamon

A l’instar de Yotsuba, Barakamon est une oeuvre du quotidien où l’on suit la vie du personnage principal et de tous ceux qui l’entourent. La différence ici, c’est que notre protagoniste n’est pas une fillette, mais un jeune homme avec des certitudes déjà bien établies. Celles-ci vont toutefois être bien chamboulées lorsqu’il devra s’adapter à sa nouvelle vie sur une île pastorale.

Seishu Handa est un calligraphe très prometteur, mais il a aussi de la répartie ! Parce qu’il a assommé un conservateur de musée qui était critique envers son travail, le voilà puni, obligé d’aller se mettre au vert dans la campagne profonde du Japon. Au moins ce jeune homme de la ville pensait-il trouver le calme pour perfectionner son art, mais il n’est pas au bout de ses surprises…

Barakamon est un manga en 18 tomes de Satsuki Yoshino et publié chez Ki-oon. Elle a déjà quelques oeuvres à son actif lorsque débute la parution du manga, mais son style va tout de même évoluer de manière significative au fil des tomes. D’abord assez net, son trait se fera ensuite plus imprécis pour souligner la vie qui bouillonne dans ses personnages, en particulier les plus jeunes. Ceux-ci offrent un contraste net avec les ados en plein questionnement sur leur avenir ou les adultes plus posés mais tout de même débordés par ces jeunes plein d’énergie. On y côtoie donc des personnes de tout âge et, de ce choc entre ces personnalités un peu extravagantes, nait à la fois l’humour mais aussi toute la bienveillance du manga.

Sources de moments aussi drôle que touchants, les habitants du village insulaire nous offrent des scènes très éloignées de la banale tranche de vie lycéenne. L’auteure met d’ailleurs à profit sa propre expérience de campagnarde pour représenter un Seishû qui découvre cette atmosphère de partage qui règne au sein du petit village. Fraichement débarqué de la ville, notre protagoniste va remettre sa vie à plat, tout en endossant le rôle de grand frère pour les enfants du village et notamment la jeune Naru à qui il ne reste que son grand-père. La relation entre elle et Seishû constitue sans aucun doute un des points forts du titre, les deux apprenant l’un de l’autre, malgré leur différence d’âge. Et tandis que le temps poursuit son cours, l’oeuvre n’élude pas la question de la mort, un thème qui va de soi quand on y songe, mais pourtant bien peu présent dans les tranche de vie.

Depuis que j’ai découvert l’oeuvre un peu par hasard, chaque nouveau tome n’a fait qu’accentuer mon coup de coeur. Barakamon ne connait malheureusement pas le succès qu’elle mérite en France et il est difficile d’en parler tant c’est une oeuvre qui se vit. L’animé qui adapte le début du manga peut toutefois constituer une très bonne porte d’entrée pour tous ceux souhaitant découvrir le titre. Et si vous passez outre les designs assez grossiers, vous découvrirez une oeuvre du quotidien, une oeuvre drôle et touchante, mais surtout une oeuvre qui vous veut du bien. Je ne vous garantis certes pas des éclats de rire à chaque tome, mais c’est certain que vous en ressortirez à l’image de Naru, avec un sourire jusqu’aux oreilles.

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