Un lorrain au Japon : Aniki, mon frère (4)

Aurélien : Au cours des jours suivants, on a eu l’occasion de manger plusieurs fois dans des restos du coin. On a par exemple été avec un ami dans un restaurant chinois au bout de ma rue. Le prix était très correct, mais ce n’était sans doute pas assez pour des gros mangeurs comme nous.

Nico : La deuxième fois, on était déjà plus nombreux, mais manque de chance, il était précisément fermé le jour où on comptait y aller. Habituellement beaucoup sont fermés les premiers jours de janvier, celui-ci avait choisi de fermer plus tard. Je tenterai donc peut être lors d’un autre voyage d’y retourner. On s’est alors mis à la recherche d’un autre resto indien qui s’avéra tout aussi bon que celui auquel vous étiez habitués. C’était la première fois que je mangeais indien, du coup j’ai un peu suivi le mouvement et fais mon frileux sur la dose de piment. Je n’aurais pas dû, car au final, ça s’est avéré pas épicé du tout.

On devait se presser de manger, puisqu’on allait rencontrer un ami français, lui aussi expatrié au Japon pour quelques mois. On se connaissait via twitter et il s’agissait là de notre première rencontre. Pourtant, le courant est tout de suite passé et l’on a discuté comme de vieux amis, échangeant nos points de vue sur notre expérience au Japon. Je devais malheureusement écourter la conversation puisque, la fin des vacances approchant à grands pas, il allait falloir que je m’attèle aux derniers devoirs qu’il me restait.

Comme j’étais du coup libre le soir et le lendemain, on a fait quelques sorties dans la ville. Malheureusement pour lui qui n’était de passage à Kyoto que pour quelques jours, ce fut les jours les plus gris de tout mon séjour. On s’est donc rabattu sur les gigantesques centre commerciaux qui sont très présents dans la ville. Encore une bonne occasion de craquer sur de beaux souvenirs. Après le resto, et le mauvais temps aidant, l’occasion fut bonne pour aller au chaud dans ma guest house se faire quelques parties de Mario Kart en ligne contre les Japonais.

Pour ma part, j’allais venir une seconde fois à ta guest house, quelques jours plus tard, en prévision de notre visite du musée du chemin de fer de Kyoto. Malgré son nom, il est en fait éloigné de 2 kilomètres de la gare, situé à l’emplacement d’une ancienne station.

Oui, on a marché un bon moment, et on s’est arrêté dans un petit resto du coin. Un endroit très traditionnel qui, à ma grande surprise, nous a servis une bière en 50 cL, la même que je m’attendais à trouver presque partout. Par contre on saura maintenant que Grillings, ça n’a rien à voir avec des brochettes. Malgré cette incompréhension de la carte, ce fut donc une bonne étape, pas trop chère et avec une carte assez remplie.

Arrivés au musée, on découvre un bâtiment tout en longueur et regorgeant de choses à voir. J’ai rapidement sorti mon téléphone pour mitrailler de photos tous les détails intéressants que je relevais. On y trouvait même les costumes des agents des compagnies ferroviaires, mais avant tout un étalage de locomotives et de wagons qui ferait pâlir d’envie n’importe quel fan de trains.

J’ai été surpris de voir toutes les petites attractions qu’on y trouvait, que ce soit la reproduction de guichets de métro, la simulation de conducteur de trains, ou les très nombreux dioramas. On a même pu voir une plateforme mobile, faisant manœuvrer une locomotive à vapeur très imposante. Certaines sont en état de marche, d’autres sont exposées devant le public grâce à un chariot tracteur, toutes dans un excellent état et très bien entretenues. La localisation du musée est excellente car elle permet de voir via une terrasse tous les trains qui desservent la gare de Kyoto et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y avait du trafic. Donc si vous êtes curieux, c’est un arrêt obligatoire.

On s’est chacun acheté une pièce souvenir dans un distributeur afin de marquer le coup. Ceci dit, cette visite m’aura surtout permis d’amasser une quantité de données énormes pour l’écriture de mon mémoire de recherche. En quelques heures, j’avais rassemblé plus de matériel de recherches que depuis que je suis arrivé au Japon.

Quelques jours plus tard, les cours avaient repris pour moi tandis que ton départ approchait. On s’y était presque pris trop tard, mais on avait tout de même pu avoir une réservation. Tu allais pouvoir faire la visite qui te tenait le plus à coeur, à savoir celle de la distillerie de whisky Yamazaki.

On a préféré prendre des audio-guides qui, à notre surprise, étaient disponibles en Français. Comme quoi, nous sommes connus pour nos goûts en matière d’alcools même bien loin de chez nous. Une chouette sortie qui nous a permis d’en savoir plus sur leurs méthodes de fabrication. On a pu terminer la visite par une séance de dégustation, la seule fois où toi et moi avons bu ensemble un whisky car tu n’aimes pas trop ça. C’était une excellente expérience, la guide nous a tout présenté en détail, ainsi que le caractère de chaque whisky présent devant nous. Tout était réuni pour réaliser une dégustation dans les règles de l’art. En revenant, on s’est arrêtés dans une boutique de confiseries japonaises que j’avais repérée près de chez moi. Ce fut l’occasion d’acheter des souvenirs pour la famille.

Et nous voilà déjà à la veille de ton départ. J’étais venu une dernière fois après mes cours pour qu’on passe encore un peu de temps ensemble. On a eu l’occasion de jouer au jeu de société que tu m’avais offert à noël, et on a joué les feignants en se faisant livrer des pizzas beaucoup trop chères, histoire de ne pas avoir à cuisiner.

Le lendemain, tu venais aux nouvelles pour voir si j’étais fin prêt au départ. Malheureusement, c’est plutôt mon vol qui manquait à l’appel. Comme on dit, un voyage sans encombres n’est pas un voyage réussi. J’ai surtout stressé dans le train que j’ai pris un peu plus tard à cause de ce retard. La compagnie n’arrêtait pas de m’envoyer d’autres cartes d’embarquement sans me consulter… J’ai dû passer une nuit sur Paris, heureusement que la chambre d’hôtel avait été réservée par l’aéroport. Au final je suis bien rentré le lendemain, avec une nuit un peu pénible car c’était un hôtel de transit. Et même jusqu’à l’aéroport ce fut fatiguant, entre les navettes pas du tout conçues pour des voyageurs, l’arrivée à l’aéroport où une des portes automatiques ne s’ouvrait pas et 40 personnes qui devaient se partager un seul ascenseur. Ah, que le Japon me semble déjà loin…

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