Un lorrain au Japon : Aniki, mon frère (2)

Aurélien : Après notre soirée pizza, on avait prévu de passer le réveillon de Noël tous ensemble. J’avais annoncé ça aux autres un peu tard, mais nous étions au final une petite dizaine. Et tu as enfin eu l’occasion de rencontrer deux de mes plus proches amis avec qui je passe énormément de temps depuis que je suis ici.

Nico : Tout le monde avait ramené un petit quelque chose à partager, que ce soit de l’alcool ou de la nourriture. J’avais ramené les nuggets de Noël, on ne trouve ça vraiment qu’au Japon. Le KFC à Noël, c’est presque une institution ici. On a pu faire gouter le Picon à nos amis germaniques et ils ont l’air d’avoir apprécié, peut-être que ce sera une bonne occasion de nous revoir dans nos régions respectives. J’avais aussi eu la bonne idée de ramener la Nintendo Switch, cela a permis de passer un bon moment sur Snipperclips.

Après nous être bien amusé, tu es reparti alors que l’horloge indiquait minuit passé. Je n’ai appris que le lendemain que tu avais dû rentrer à pied parce que le dernier métro était déjà passé. Au moins, la marche nocturne a dû te permettre de digérer tout ce qu’on avait ingurgité durant la soirée.

Quelques jours plus tard, tu allais faire la connaissance d’un ami franco-japonais qui avait prévu de venir étudier à Strasbourg l’année suivante. L’université m’avait demandé de lui prodiguer quelques conseils pour qu’il ne se trouve pas perdu une fois arrivé là-bas. On avait déjà eu l’occasion de se voir pour discuter, et je me suis dit que tu apprécierais de pouvoir parler en français avec quelqu’un d’autre que moi. On avait donc convenu de se retrouver vers 18h, mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu, d’autant qu’on avait choisi de se retrouver à l’une des plus grosses stations de métro, au risque de ne pas réussir à se retrouver une fois là-bas.

C’est malheureusement ce qui est arrivé et impossible de se contacter. J’ai même fait le tour du quartier en espérant te trouver, mais ce n’est qu’après 30 minutes qu’on est enfin tombés l’un sur l’autre. Heureusement je t’ai aperçu de l’autre côté de la rue et j’ai pu te rattraper. Après ce petit aléa nous nous sommes vite mis en route vers Teramachi.

Mais Kyoto de nuit est assez différent de Kyoto de jour, j’ai donc perdu mes repères et nous ait fait dépasser l’axe principal où on devait tous se retrouver. On a quand même fini par arriver, mais c’est notre ami franco-japonais qui manquait à l’appel. Comme il n’habite pas sur Kyoto, il avait demandé à quelqu’un de le renseigner, mais pour finir à l’opposé de notre point de rendez-vous.

J’étais content de pouvoir un peu parler avec un autre francophone, je n’en ai croisé que très peu sur Kyoto. J’ai été très étonné par son niveau, il nous avoua en plus qu’il étudiait dans une école internationale où l’anglais était la norme. Nul doute qu’il arrivera sans problème à s’en sortir en France et j’espère que ce sera une bonne occasion pour se revoir. Un resto qui s’appelle Paris attire forcement les Français, mais j’avoue que j’ai été un peu déçu de la carte car il manquait de spécialités.

J’avais repéré ce restaurant français un jour où j’avais le mal du pays. Ses plats orientés alsaciens m’avait remis d’aplomb, donc j’avais pensé que ce serait une bonne idée de le faire essayer à un futur Strasbourgeois. Manque de chance, la carte avait changé entre-temps, il n’a donc pu goûter que leur tarte flambée. Il aurait sans doute mieux valu aller dans un des restaurants près de ta guest house, puisqu’on ne manque pas d’établissements français par ici. C’est d’ailleurs dans cette direction que nous sommes allés par la suite, pour nous rendre à Gion et voir un temple qui nous intéressait.

Petit arrêt dans un Starbucks. C’était une première pour nous deux, et j’ai pu constater le large choix qu’ils proposent. J’étais étonné que la chaine soit si bien implanté à Kyoto, il est facile d’en trouver un dans la ville. Bien évidemment le prix est aussi gonflé qu’ailleurs. J’ai tenté plus tard un café ou deux et, le café Saint marc situé au centre commercial Kitaoji Vivre, reste mon meilleur café avec de bonnes pâtisseries et desserts pour pas trop cher.

Sur le chemin du retour, on a fait un arrêt dans une boutique remplie de Gachapon où j’ai pu tirer ce que je croyais être une amulette. En fait, il ne s’agissait que d’une pochette vide, celles dans lesquelles on met ce qui servira d’amulette justement. Un peu plus loin, on s’est encore arrêtés dans une autre boutique qui avait attiré notre attention. On y a vu tout un tas de caricatures, que ce soit Macron ou Trump, mais aussi Elvis ou encore Shinzô Abe.

Un peu plus tard, on eut aussi l’occasion d’aller visiter un endroit qui nous était cher, à savoir le bâtiment du studio Kyoto Animation. Leur boutique ne vendait malheureusement presque que des goodies à destination de leur public féminin sous l’égide de Free! Mais en fouillant un peu on a quand même ramené quelques jolies illustrations. On est tous les deux très fans de leurs travaux, alors c’était une étape obligatoire. Leurs dernières réalisations comme A Silent Voice ou Violet Evergarden, nous prouvent qu’ils continueront encore à nous surprendre.

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