Un lorrain au Japon : Aniki, mon frère (1)

Aurélien : Après déjà plusieurs mois passés au Japon, un petit bout de France allait finalement me rejoindre sur Kyoto pour les vacances d’hiver. Mon frère avait pris ses congés pour la période de noël et avait choisi de rester plusieurs semaines pour visiter un pays qui l’intéressait depuis que je lui avais communiqué mon enthousiasme pour sa culture. On avait donc convenu de se retrouver à l’immense gare de la ville, après un voyage qui avait duré 11 heures. Après tout ce temps, je ne m’étais jamais tellement attardé à la gare malgré mon intérêt pour le système ferroviaire japonais, mais j’ai vite su te retrouver dans la foule.

Nico : J’étais justement en train d’admirer le hall gigantesque de la gare, juste à côté des escalators, quand tu m’a surpris. Après autant de temps passé si loin l’un de l’autre, on était très contents de se retrouver et, malgré l’endroit très fréquenté, on ne s’est pas privé de se prendre dans les bras.

On est rapidement parti trouver un endroit où déjeuner. Après tout, tu avais fait un long vol et il était déjà midi passé pour moi. Comme je n’avais pas de plan précis en tête, en plus d’assez mal connaitre cette partie de la ville, on a erré dans le quartier, tout en se dirigeant vers ta guest house. On a déniché un petit resto japonais où tu as enfin essayé un vrai repas nippon, à savoir un tonkatsu bien consistant.

Je ne m’attendais pas à tester directement le porc pané, une très bonne expérience culinaire. On s’est un petit peu attardés pour discuter au calme et récupérer de nos émotions. Après ça on est partis à la recherche de ma maison d’hôtes. Heureusement, la valise était assez robuste pour tenir les deux kilomètres de marche restants. Moi par contre, j’avoue que je commençais à fatiguer.

Je craignais qu’ils ne te laissent pas t’installer étant donné qu’on arrivait plus tôt que prévu, mais il n’y a finalement eu aucun problème. Le seul inconvénient est que, contrairement à l’annonce, personne à l’accueil ne parlait français et j’ai dû jouer l’interprète, en tout cas de l’anglais au français. En découvrant ta chambre, et après avoir vécu de manière spartiate pendant plusieurs mois, je n’en revenais pas du confort qu’elle présentait, que ce soit le lit bien mou ou tout simplement la cuisine et la salle de bains privatives. Après tout, j’ai pris l’habitude de devoir partager les pièces principales avec les autres membres de ma résidence.

Après avoir mis pied à terre et pris un peu de repos, on s’est quand même décidé à aller faire un petit tour du quartier. Il fallait au moins que tu me fasse découvrir quelques repères comme les conbinis du coin. Des lieux bien pratiques, ouverts tous les jours, même les jours fériés et qui sont très difficiles à manquer tellement il y en a partout. Après ça, tu ne t’es pas trop attardé pour me laisser me reposer et tu avais encore des devoirs à rendre pour le lendemain.

Quelques jours plus tard, tu avais eu le temps de prendre tes marques, donc je t’avais invité à la résidence pour que tu fasses la connaissance d’une partie de mes colocs. Ce jour-là, ils étaient moins nombreux qu’à l’accoutumée, donc c’était idéal pour essayer de discuter un peu. Qui plus est, c’était soirée pizza, donc on n’a même pas eu à s’embêter à cuisiner quoi que ce soit.

J’étais assez curieux de voir dans quel environnement tu te trouvais depuis septembre. En comparaison de ma maison d’hôtes qui avait tout au plus deux, trois ans, ta résidence semblait venir d’un lointain passé. Heureusement ses occupants t’ont vite fait oublier cela. Des tas de nationalités différentes réunies sous un même toit. C’est dommage que le jour-là, les seuls qui parlaient français en plus de toi, n’étaient pas présents. J’ai essayé de me faire comprendre en anglais, mais c’était pas gagné, surtout avec les restes du décalage horaire. Même toi, tu galérais encore parfois à comprendre tout ce dont on a pu discuter. En tout cas, on a bien mangé, mais comme les pizzas ne venaient pas de chez Domino’s, j’étais un peu perdu avec les ingrédients. Surtout que le menu n’était même pas en anglais, mais seulement en japonais.

Après avoir englouti nos pizzas, tu as pu découvrir une des « traditions » de la résidence : les matches sur Super Smash Bros. Cela dit, face à des gens qui y jouent presque quotidiennement, alors que tu n’avais plus touché au jeu depuis quelques années, tu n’avais pas la moindre chance. On a terminé la soirée après quelques parties, te laissant retourner à ta guest house.

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