ET LA SUITE ? #3 – APRES LA PLUIE, LE CHANT DES SOULIERS ROUGES, ALICE IN BORDERLAND.

Bonjour à tous! Je vous retrouve pour vous présenter quelques unes des suites de série que j’attendais avec impatience pour la semaine de Japan Expo. Attendez vous à voir arriver sur le blog un certain nombre d’articles de ce genre, car j’ai beaucoup de sorties à vous présenter! Commençons donc sans plus tarder (car j’ai encore une fois pris du retard…) avec trois lectures émouvantes, chacune à leur manière.

  • Après la pluie #2:
Fiche Technique:

Auteure: Jun Mayuzuki

Type: Seinen

Genre: Tranche de vie-Romance

Editeur VF: Kana

Nombre de tomes parus: 2 (7 en cours au Japon)

Prix: 7,45€

Masami Kondô, 45 ans, est divorcé et a un fils en garde partagée. C’est un homme ordinaire, plutôt distrait, le genre d’homme qui a toujours les cheveux en bataille, ou qui oublie de fermer sa braguette. C’est de lui qu’Akira Tachibana, 18 ans, lycéenne, est tombée amoureuse. Elle vient d’ailleurs de lui déclarer sa flamme. Mais cet amour a-t-il une chance de se concrétiser ?

Après un premier volume qui avait été pour moi une réelle surprise, l’attente de cette suite d’Après la Pluie m’a parue bien longue (et pourtant, il m’aura fallut du temps pour succomber, en avril dernier, ce qui aura permis de réduire un peu la peine). Mais celle-ci aura été largement récompensée, puisque ce second volume confirme sans mal toutes les qualités que le premier laissait deviner, et parvient même à se montrer encore plus touchant, en amorçant avec brio l’évolution de la relation entre les deux protagonistes. En effet, chose assez rare dans une romance pour le souligner, la jeune fille ne tarde pas à déclarer ses sentiments, ce qui permet de ne pas rester coincé sur des quiproquos surréalistes et lassants pendant des tomes. En peu de chapitres, l’auteure aura su solidifier le lien affectif qui relie le lecteur à ses personnages, et s’assure ainsi une certaine fidélité. Car en réalité, la lecture serait bien fade si elle n’était pas portée par les deux figures marquantes que sont Akira et Kondô (en particulier la jeune fille pour le moment).

Apres-la-pluie

C’est toujours aussi mignon, touchant. L’auteure accentue la représentation des émotions de ses personnages par une mise en scène très séquentielle, parfois utilisée comme ressort comique. C’est une particularité graphique et narrative qu’elle maitrise à merveille, et qui participe énormément au rythme de son récit.

Dans ce second tome, on s’attarde également, l’espace d’un chapitre, sur le point de vue l’ami d’Akira qui travaille avec elle au restaurant (son nom m’échappe et je n’ai pas le livre sous la main). Un point de vue interne est alors adopté, et le lecteur s’amuse à découvrir plus en profondeur le garçon (dans ses extravagances et sa naïveté abusée -tous les personnages de cette série sont à leur manière naïfs, alors…-), ses sentiments à l’égard de sa collègue et camarade de classe, sa vision de la relation entre cette dernière et son patron (qu’il ne perçoit pas…).

En somme, ce second volume d’Après la Pluie confirme que cette romance toute mignonne mérite votre attention la plus totale. Une lecture positive, pleine de bonne humeur, d’une douceur certaine, et d’une poésie subtile, qui présente un amour auquel on croit, et qui ne se limite pas qu’à des mots artificiels. C’est pour ma part un énorme coup de coeur, et j’attends le troisième opus avec une impatience non-dissimulée (le rythme de parution me parait si lent…). Rendez-vous en… OCTOBRE!?

heart-146466_960_720 17/20

  • Le Chant des souliers rouges #2:
Fiche Technique:

Auteur: Mizu Sahara

Type: Shonen

Genre: Drame-Tranche de vie

Editeur VF: Kazé

Nombre de tomes parus: 2 (6 fini au Japon)

Prix: 8,29€

Une danseuse à la retraite. Une blessure au genou. Un studio qui tombe dans l’oubli. Kimie Morino pensait avoir laissé derrière elle ses rêves de flamenco jusqu’à ce qu’elle trouve, sur le pas de sa porte, un jeune garçon la suppliant de lui apprendre à danser. Afin de racheter ses erreurs et de faire honneur à Takara, Kimitaka va devoir convaincre Mme Morino de remonter sur scène…

Voilà des semaines que certains collègues ayant reçu le livre de l’éditeur nous narguaient sur les réseaux sociaux à coup de jolies photos… mais voilà, enfin, j’ai pu mettre la main sur le second tome du Chant des souliers rouges, et il n’aura pas attendu longtemps pour être lu! Là encore, le premier volume avait été une très bonne découverte, et j’attendais beaucoup de ce second tome déterminant! Résultat, la lecture est toujours aussi sympathique. Certes, la découverte du style unique de l’auteure dans le premier opus aura rendue la lecture de ce dernier encore plus exceptionnelle, mais reste que celui-ci se lit très bien.

Le-chant-des-souliers-rouges

Le protagoniste, Kimitaka, se décide enfin à prendre les choses en main, et prend des cours auprès de la vielle Morino (enfin, pour l’instant, plus précisément son petit-fils). Bien que pour le moment, le jeune garçon ne soit pas très doué, cela fait plaisir de le voir se donner à fond pour concrétiser son nouveau rêve. Les personnages secondaires sont toujours aussi sympathiques, et apportent une certaine légèreté bienvenue à une oeuvre assez sombre de part son héros souvent taciturne.

Takara reste toujours en retrait. Cela s’explique du fait qu’elle a déjà atteint l’objectif qu’elle s’était fixée. Cependant, dans ce volume, on voit bien que la jeune fille ne se repose pas sur ses lauriers, et se retrouve confrontée à des obstacles conséquents. Elle apparait, encore une fois, plus comme le moteur de Kimitaka. J’espère qu’à l’avenir, l’auteure s’attardera un peu plus sur elle, mais il est intéressant de voir comment la relation entre elle et le héros se construit sans que ceux-ci ne se rencontrent vraiment -ou du moins dialoguent (cela me rappelle un peu la relation des deux frères de Space Brothers, d’ailleurs).

Peut-être un peu plus classique dans sa composition que le précédent, ce second tome reste néanmoins parsemé de moments forts. Je retiens notamment la spectaculaire prestation de Morino, d’une grâce et d’une force qui impressionnent et frappent au coeur.

Moins dramatique que le premier, ce second volume du Chant des souliers rouges promet du très bon pour la suite, et brille par le talent de l’auteure à proposer des personnages résolument humains.

15,5/20

  • Alice in Borderland #18:
Fiche Technique:

Auteur: Haro Asô

Type: Shonen

Genre: Fantastique-Suspense-Survival Game

Editeur VF: Delcourt/Tonkam

Nombre de tomes parus: 18 (18 fini au Japon)

Prix: 6,99€

PAS DE RESUME DU VOLUME TROUVE

Borderland ferme ses portes ce mois-ci, à mon grand regret. En effet, je suis la série de Haro Asô depuis le début de sa publication (ou presque), c’est à dire… plusieurs années. Et c’est toujours difficile de dire au revoir à une série qui nous aura longtemps tenu compagnie.

Alice-in-Borderland

On retrouve donc Alice et Usagi, qu’on avait laissé en plein affrontement final face à la dame de coeur. Un dernier combat qui promettait bien des révélations concernant Borderland, son origine, ses jeux, son organisation etc. Et ces révélations, on les a eu. Mais auront-elles su se montrer à la hauteur de nos attentes?

En effet, la fin est probablement l’élément le plus redoutable de ce genre de récit basés sur le mystère, un dénouement décevant pouvant remettre en cause la qualité globale de la série, tant cette dernière en dépend (le premier qui cite Lost sort en courant, la fin de cette série est excellente). Et du coup, voilà, en ouvrant le dernier volume d’Alice in Borderland, je flippais un peu d’être déçu. Puis en fait non, ça va. Je veux dire que, bien sûr, on aurait pu imaginer une fin plus grandiose, plus surprenante, et moins convenue, mais celle choisie par l’auteur s’axe sur l’émotion, et est finalement très représentative de la totalité du manga, plus humain qu’il n’y parait au premier abord.

On revient brièvement sur tous les personnages forts de la série, et on se souvient avec émotion de tout ce qu’ils ont vécu ensemble..:c’est très bien fait.

Donc oui, Alice in Borderland reste un très bon survival game qui aura su se montrer plus intelligent, divertissant et émouvant que la moyenne du début à la fin. Je crois même qu’il s’agit de mon survival favori (en même temps, v’là la concurrence…). Au fil des volumes, l’auteur aura pris le temps de soulever quelques questions existentielles (parfois un peu naïves, mais on salue l’initiative -et cela reste subtilement fait-) qui trouvent des pistes de réponses dans ce dernier volume (on fini sur un Carpe Diem assez bateau mais très touchant). Un titre qui selon moi a souffert d’une mauvaise communication et qui, je pense, pourrait plaire à beaucoup d’entre vous. A essayer pour vous réconcilier avec le genre, ou si vous en êtes simplement adepte…

Et le spin-off, Alice on Border road? Bon. Déjà, je suis ravi que Delcourt/Tonkam le publie. Dans le pire des cas, ça permettra -je l’espère?- de faire réimprimer les volumes de la première série, qui, considérant ses très faibles ventes, n’aurait pas survécue longtemps sur le marché sans cela. Après, je ne sais pas quoi en penser. Je ne pense pas que l’univers nécessite d’être étendu. J’espère que Haro Aso a encore des choses pertinentes à raconter, mais je crains la redite. Et il n’officie plus au dessin, laissant la place à un petit nouveau,  Takayoshi Kuroda (un assistant?), qui semble apprécier mettre en avant les jeunes filles à la plastique généreuse… ce qui me pose problème dans le sens où le fan-service était tout à fait inexistant dans la première saison, et que j’ai peur que cela nuise au développement des personnages féminins… rendez-vous en septembre pour le verdict. Je suis très curieux, mais préfère ne pas m’avancer.

16,5/20


Et voilà, j’en ai fini pour aujourd’hui! Deuxième conclusion de survival game que je vous présente en peu de temps (rappelez-vous, La Cité des esclaves!), j’espère que cela ne vous aura pas trop dérangé! Je vous retrouve dans les plus brefs délais, merci de m’avoir lu jusqu’ici!

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