Retour sur les animés du printemps 2017

Encore une fois, une saison de japanimation se termine et laisse sa place à une autre. Il est donc temps de s’attarder un peu sur ce que nous a offert de beau ce printemps 2017 en termes d’animés. Et autant le dire tout de suite, cette saison aura été en dents de scie.

L’animé de la saison : Shingeki no Bahamut : Virgin Soul

Mon avis n’aura pas beaucoup changé depuis mon zoom de mi-saison, alors inutile d’y aller par quatre chemins, la série sort clairement du lot parmi les productions de cette saison. C’était déjà le cas de la première série, Shingeki no Bahamut Genesis, qui avait fait forte impression parmi les communautés de fans. On attendait ici le studio MAPPA au tournant et, non seulement ils ne nous ont pas déçus, mais en plus ils ont réussi à proposer une suite encore meilleure. Si l’on abandonne ici le duo de protagonistes, Favaro et Kaizar, on y gagne Nina, jeune fille au caractère affirmé et qui connait une évolution notable ne serait-ce que dans cette première moitié. On reste toutefois en terrain connu avec de nombreux personnages qui étaient déjà présents dans la première saison, mais cette fois-ci le bestiaire se veut bien plus restreint, rendant le casting bien plus digeste à suivre. L’opposition entre démons, humains et dieux est au cœur du récit et ce conflit, bien plus terre à terre qu’une imminence de fin du monde, rend l’impact des scènes choc d’autant plus fort. Quand en plus l’animation reste constante et d’excellente facture tout du long, ce serait dommage de bouder son plaisir.

Prix de l’extra : A Silent Voice

Si vous me connaissez un brin, vous saurez que je ne cesse jamais de chanter les louanges du studio Kyoto Animation. Alors quand j’ai appris qu’ils allaient se charger de l’adaptation en film de A Silent Voice, manga que j’avais particulièrement apprécié et ce dès le one-shot de 2011, je peux vous dire que mes attentes étaient plus que hautes. Et difficile de dire qu’elles auront été trahies. Le film parvient à caler en deux heures toute la substance du manga, même si cela se fait parfois au détriment du développement de certains personnages.  Le film étant centré sur le développement des liens entre ses protagonistes, on s’attache très vite à cette petite bande, à commencer par Shôya et Shôko, dont la relation porte clairement le film. Kyoani oblige, le travail sur l’animation est somptueux, en particulier pour ce qui est de la colorimétrie. Enfin, c’est l’OST même qui sert le propos du film, usant de musiques que je qualifierais de « dissonantes« , nous mettant à la place de Shôko, malentendante et donc en décalage avec son environnement.

Un animé vu en retard : Love Live School Idol Project

Alors que la seconde saison de Love Live Sunshine débarquera en automne, je me disais qu’il était grand temps que je regarde la série d’origine dont j’avais tant entendu parler. Et grand bien m’en fut tant celle-ci est supérieure à sa cadette ! Il est difficile de ne pas avoir d’à-priori sur des personnages dont on a vu le design tant de fois sur les internets. Mais ils ont vite été balayés tant l’ensemble du casting est extrêmement attachant. Vous aurez sans aucun doute vos préférées parmi les filles qui composent µ’s, mais je doute qu’il y en ai une que vous ne pouviez piffer, même cette tête à claques de Nico ou Kotori à la voix un tantinet horripilante. Bien sûr, il faut aimer les chansons et les chorégraphies pour vraiment apprécier la série comme il se doit, et elle ne partait pas gagnant avec moi, mais j’ai fini par les apprécier aussi, au point d’avoir quelques coups de coeur (Snow Halation !), d’autant plus que la technique ne fait que se bonifier au fil des épisodes, tandis que les scènes en 3D finissent par se fondre totalement avec celles en 2D.

L’épisode de la saison : L’épisode 10 de Shingeki no Bahamut Virgin Soul

Si la série a toujours navigué entre un ton léger et un ton grave, cet épisode bascule complètement dans ce que la série peut proposer de plus dramatique. Pour bien imprégner ce caractère, l’épisode s’ouvre même sur la mort d’une enfant face à un démon en furie. On découvre enfin le passé de Mugaro, les circonstances de sa naissance, mais aussi la raison de son apparence actuelle. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette transformation réussit à marquer les esprits !

La déception de la saison : Atom the beginning

Pour avoir eu le tome 1 du manga entre les mains, je peux le dire sans détour : l’animé est un gâchis sans nom ! La série ne fait strictement rien du potentiel qu’elle a entre les mains et, non seulement son intrigue n’avance pas, freinée par des personnages qui font du surplace, mais en plus les événements s’enchainent sans grande cohérence. Même au niveau technique, on est en droit d’attendre mieux du studio IG qui nous avait offert Haikyû ou encore Psycho-Pass, mais ici l’animation ne décolle jamais. A dire vrai, le principal problème reste les personnages de la série, notamment Ran, que l’animé traine tel un boulet sans trop savoir qu’en faire. Et lorsqu’un récit ne parvient pas à nous intéresser à ses personnages, on peut dire qu’il a raté l’essentiel.

Le meilleur personnage :  Nina Drango (Shingeki no Bahamut Virgin Soul)

Il ne faut pas grand chose pour faire un bon personnage. Juste que celui-ci soit suffisamment bien caractérisé et qu’il connaisse une évolution à travers ses péripéties, rendant le tout d’autant plus intéressant à suivre. Et sur ce point, Nina convient parfaitement au rôle. Personnage central de la série dont elle est tirée, son évolution est au coeur du récit et même sa sexualisation, très présente dans l’opening et la série, trouve une justification dans le déroulement des événements.

Le pire personnage : Ran Ochanomizu (Atom the beginning)

A l’inverse, si vous prenez un personnage fétichisé et que vous l’adjoignez à votre série tel un boulet sans lui donner d’utilité propre, vous aurez assurément un personnage désagréable. Ran, la soeur du héros, a non seulement l’apparence d’une loli à lunettes affublé d’un design qu’on pourrait qualifier de fan-service, mais en plus elle ralentit artificiellement la progression de l’intrigue de sa série en gardant pour elle des informations essentielles pour les autres personnages, mais même pour sa sécurité… Bref, une bonne tête à claques comme on en fait rarement.

Le meilleur générique : L’opening de Atom the beginning

La série ne nous a pas offert que de mauvaises choses. Contre-exemple par excellence, son opening qui est à la fois bien rythmé, bien animé, mais qui est aussi malheureusement à mille lieux de ce que la série nous offre.

Mon classement général de la saison :

Mémorable : Shingeki no Bahamut Virgin Soul
Notables : Natsume Yûjinchô 6, Sakura Quest, Granblue Fantasy, L’Attaque des Titans 2, Re:Creators
Oubliables : Atom the beginning, Zero kara hajimeru Mahô no sho, Little Witch Academia

Mes attentes pour la nouvelle saison :

Gamers!, Made in Abyss, Fate Apocrypha.

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