ET LA SUITE ? #2 – MARCH COMES IN LIKE A LION, AREA 51, LA CITE DES ESCLAVES.

Bonjour à tous! Aujourd’hui, on se retrouve pour parler brièvement de deux suites, mais aussi d’une fin de série. Je me dis que plutôt que de créer un concept à part entière spécialement pour les derniers volumes, j’allais les incorporer dans ce format déjà existant. Dites moi si ça vous va! Enfin, ne perdons pas de temps en blabla superflu. Au menu du jour: doutes, divinités et manipulation… c’est parti!

  • March Comes in like a lion #4:
Fiche Technique:

Auteure: Chica Umino

Type: Seinen

Genre: Tranche de vie-Social

Editeur VF: Kana

Nombre de tomes parus: 4 (12 en cours au Japon)

Prix: 7,45€

Lorsque Kiriyama se joint au cercle d’études de Shimada, ce dernier pointe sa ressemblance avec Meijin Sôya. De son côté, Shimada est le finaliste du tournoi Shishiô où il affrontera Sôya. Épuisé par ses rencontres difficiles contre le Meijin, Shimada tombe malade petit à petit…
C’est une histoire chaleureuse dans laquelle des personnes vont peu à peu retrouver ce qu’elles avaient perdu.

Encore une réussite pour la talentueuse Chica Umino, qui, et on commence à s’y habituer -mais certainement pas à s’en lasser-, offre une fois de plus un volume poignant. Il est difficile de lui reprocher quoi que ce soit, tant il semble être dans la parfaite continuité des ambitions ressenties à la lecture des précédents volets. Le cheminement psychologique de Kiriyama se poursuit avec une fluidité exemplaire. Un personnage aussi bien écrit ne peut que déclencher chez le lecteur un attachement quasi-instantané, qui s’approfondit à mesure que ce dernier évolue. Mais un autre personnage partage le devant de la scène avec le protagoniste l’espace de ce quatrième opus: Shimada. Toute la seconde moitié du volume est dédiée à sa finale, dans laquelle il est accompagné par Kiriyama (que l’on sent plus mal à l’aise que jamais), et qui permet avant tout de développer son personnage, réellement touchant.

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Les trois soeurs sont finalement très en retrait dans ce volume, mais ce n’est vraiment pas un mal. En effet, Kiriyama passe d’une dynamique de repos sur les autres, à une position de soutien, à laquelle il se retrouve soumis lors de la finale, et qu’il peine à assumer, malgré sa volonté d’aider au mieux Shimada. La relation qu’il tente d’entretenir avec sa soeur a aussi droit à un passage assez intense, et qui m’a personnellement mis les larmes aux yeux (après, chacun sa sensibilité).

Résumer mon ressenti sur ce tome n’est pas simple, tant il y aurait à dire. Pour faire court, Chica Umino reste grande maitresse de son oeuvre, et dépeint avec une délicatesse et une justesse ahurissante -et qui surprend toujours après quatre volumes- le vécu du quotidien, dans ce qui semble être pour l’instant le meilleur tome de la série. Tome où le protagoniste se développe dans son rapport à ceux qui l’entourent. On a plus que jamais confiance en l’auteure pour nous offrir une histoire dense et riche en émotion. Au final, peu importe si elle dure: on la suivra assidûment, et jusqu’au bout, sans l’ombre d’un doute.

heart-146466_960_720 17,5/20

  • Area 51 #12:
Fiche Technique:

Auteur: Masato Hisa

Type: Seinen

Genre: Aventure-Policier

Editeur VF: Casterman

Nombre de tomes parus: 12 (15 fini au Japon)

Prix: 8,45€

Une série de meurtres sans précédent frappe l’Area 51. 126 victimes sont déjà à déplorer. Un nombre qui n’est pas anodin. Plus étranges encore, les traces laissées sur les lieux des crimes, qui laissent penser que l’assassin est… pour le moins hors norme. C’est du moins ce que McCoy devra tirer au clair. Et vite, car Amaterasu, déesse du soleil et amie de la détective, est menacée elle aussi.

Masato Hisa livre une nouvelle fois un volume rythmé, intelligent dans sa narration et dans la mise en scène de ses enjeux. Au fil des pages, l’auteur fait monter la sauce jusqu’à l’explosion en milieu de bouquin, qui marque le début d’une phase résolument décisive pour la suite série -et probablement aussi pour sa conclusion-.

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Course poursuite en bagnole pour le couple McCoy/Amaterasu (que je tchip trop) pris en chasse par un nué qui semble plutôt remonté contre la déesse. Comme d’habitude, c’est pop et plein de cynisme. Les péripéties sont bien foutues et s’appuient sur différents mythes de manière très judicieuse: de l’action comme on en trouvera que dans Area 51. C’est badass et agrémenté de punchlines qui sonnent toujours juste (le travail de traduction et d’adaptation de Casterman est irréprochable, il faut dire). Puis le ton s’assombrit, on retrouve le tragique que l’auteur sait aussi offrir, et finalement, c’est tout l’équilibre de microcosme 51 qui se voit menacé. McCoy perd les commandes et est évincée sur la seconde partie du volume, occasion de retrouver un peu notre kappa préféré, spectateur impuissant de terribles évènements…

Autant dire que ce douzième tome joue sur tous les plans. A la fois divertissant et branché; sombre et torturé: concentré du meilleur de ce que peut donner la série, et plus généralement son auteur, Masato Hisa. On reste un peu bête face à une telle maitrise d’un univers complexe, et on assiste à la naissance progressive d’un indispensable qui restera longtemps gravé en mémoire. A mesure que la fin approche, on hésite à demander la suite, car chaque nouveau volume nous rapproche de l’inévitable dénouement. Nul doute qu’une fois finie, Area 51 laissera un grand vide dans mon coeur de lecteur (et d’amoureux de McCoy).

heart-146466_960_720 17,5/20

  • La Cité des esclaves #10 (fin):
Fiche Technique:

Auteurs: Shinichi Okada/Hiroto Oishi

Type: Seinen

Genre: Suspense-Horreur

Editeur VF: Casterman

Nombre de tomes parus: 10 (10 fini au Japon)

Prix: 8,45€

Un possesseur de SCM a réduit en esclavage la quasi-totalité des joueurs. Pendant qu’il se livre à de cruelles parties de chasse, Eïa, seule joueuse encore lire, peaufine sa stratégie en vue de l’ultime affrontement.

La Cité des esclaves s’est toujours montrée discrète dans le catalogue Casterman. On en parle peu, et pourtant, c’est un titre qui vaut le coup d’oeil. Pourtant, il surf de manière intelligente sur la mode du survival… le succès aurait dû être au rende-vous, m’enfin… Ainsi, je profite de la sortie du dernier volume de (la première « saison » de) la série pour lui rendre un dernier hommage.

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A la fin du tome précédent, les auteurs nous laissaient sur un retournement de situation efficace et ô combien typique de la saga, qui relance également cet ultime volet. Tout s’enchaine très vite, et pour autant, les jeux stratégiques mis en avant gardent tout leur piquant et prennent le temps d’établir le suspense. D’autant plus que l’enjeu est des plus grands! Jusqu’à la fin, le duo sait surprendre ses lecteurs, et la série évite la conclusion manichéenne facile qu’on aurait légitimement pu craindre. Les dernières intrigues se résolvent, les pistes se rejoignent, et le bouquin s’achève sur un beau message (quoi qu’étrange, vu le contexte).

En somme, sans briller d’originalité, le final de La Cité des esclaves conclut cette très bonne série d’une jolie manière. Jusqu’au bout, les auteurs savent ménager le suspense et gérer leur nombreux personnages, souvent mêlés à des histoires complexes. Enfin, c’est peut-être le tout petit reproche que l’on pourrait adresser à ce dernier volume: comparé aux autres, il semble bien plat, rapide et linéaire. Cela ne remet pas en cause la fin de la série en elle même, qui fonctionne très bien. On se console en se disant que ce n’est qu’un au revoir, et qu’on aura tôt fait de retrouver les auteurs pour la seconde partie de la saga qui vient tout juste de commencer au Japon, si tant est que Casterman assure bien la parution, malgré le succès tout relatif de ces dix volumes (faisons leur confiance). Dans le pire des cas, cet ultime tome conclut bien l’histoire, n’ayez crainte. Ainsi, si vous ne connaissais pas La Cité des esclaves, je vous conseille d’y jeter un oeil, surtout maintenant que la série est « terminée »: plus d’excuse, succombez aux joies du SMC!

15,5/20


Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui! J’espère que ces quelques lignes vous ont donné envie de vous pencher sur ces excellentes séries. Si vous avez lu certains des mangas présentés, vous pouvez laisser vos impressions de lecture en commentaire, c’est fait pour! Quant à moi, je vous retrouve très vite pour vous présenter deux nouveaux titres qui m’ont beaucoup plu, et en attendant, tâchez de survivre aux trop fortes chaleurs!

Lien vers mon article sur les deux premiers volumes de March Comes in like a lion:https://ledevoreve.wordpress.com/2017/02/19/decouverte-manga-4-march-comes-in-like-a-lion/

Lien Lien vers l’article d’Api où il parle de l’adaptation animée de March Comes in like a lion:https://ledevoreve.wordpress.com/2017/01/01/bilan-de-la-saison-anime-dautomne-2016/

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