Le monde de « L’enfant et le Maudit »

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Y-a-t’il autant de noirceur dans ce regard que de blancheur dans ce sourire ?

L’histoire :

Il y a très longtemps, dans une contrée lointaine, existaient deux pays…

« L’intérieur » où vivaient les humains, et « l’extérieur », où habitaient des créatures

monstrueuses qu’il ne fallait surtout pas toucher, sous peine de subir la malédiction.

Cette histoire commence le jour où se sont rencontrés deux êtres qui n’ auraient

jamais dû se croiser… Ils sont aussi différents que le jour et la nuit… Et malgré tout ce qui

les sépare, malgré les ténèbres qui les entourent, ils vont écrire petit à petit une fable tous

les deux…

Ma vision du titre :

Malvenue dans le pays de l’extérieur, que fait une fillette si innocente, si « blanche » dans un endroit si sombre et accompagnée d’un « maudit » ?

Dès les premières pages, l’auteur nous met face à beaucoup de questions.

Pour le Professeur , le plus important semble être le bonheur de Sheeva , mais comment se sont-ils rencontrés ? A t-elle bravé l’interdit de sa tante ? Pourquoi prend-il tant de mal à la protéger ?

Au fil du récit, en dehors de l’aspect graphique qui est des plus envoutants, ce monde qui apparait toujours plus sombre, dévoile petit à petit ses faiblesses et ses réalités.

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L’auteur joue avec le contraste noir-blanc pour nous faire douter de la réalité de l’environnement qui entoure les deux acteurs. Assez habilement on se retrouve à douter de ce qui est réellement bien ou mal.

On a peu de réponse sur le passé de chacun, qui reste très trouble :

La fillette semble avoir beaucoup de questions et nous ne savons donc pas pourquoi elle se trouve en ce lieu si inhospitalier. Heureusement le Professeur semble toujours poser un œil bienveillant sur Sheeva. Je pense qu’il s’emploie à la préserver pour ne pas oublier qu’il était humain autrefois et ne pas sombrer dans la noirceur de sa condition.

L’art du noir :

Que l’on soit piqué de curiosité par l’histoire ou non, le dessin et les nuances de noir ne vous laisseront pas insensible.

Porté par un trait magnifique, le décor vous happe à chaque page et vous submerge comme le feraient les plus beaux tableaux.

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On comprend vite que l’auteur va s’amuser avec nous au gré des contrastes et des énigmes.

Dès la couverture, le Professeur semble perdre les fleurs telle sa « blancheur » et nous observe d’un œil des plus vifs, est-ce de la méfiance ou de la peur ? La fillette,  comparé à lui, ressort beaucoup du cadre et semble si insouciante qu’on se met à douter d’elle.

Le noir, le blanc, est-ce si facile de mettre en lumière ce qui ne l’est pas ?

L’auteur et son oeuvre :

Nagabe avec L’enfant et le maudit n’en est pas à son premier titre et il aime beaucoup dessiner des personnages charismatiques et souvent très grands, ce que l’on retrouve ici. On peut dire que Komikku, qui avait déjà tiré The Ancient Magus Bride du même magazine de prépublication, a le chic pour dénicher des titres particuliers avec une pointe de fantastique.

L’enfant et le maudit est un titre qui ne laisse pas indifférent par son approche et ses nombreux parallèles, une multitude de questions que l’on se pose dès les premières pages. Quelle est la place de cette fillette si joviale et innocente dans un environnement clairement hostile ? Nul doute que le deuxième tome prévu le 11 Mai viendra nous éclairer.

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