Les animés de l’hiver 2017

La fin du mois de février approche doucement tandis que les animés de l’hiver 2017 entrent déjà pour la plupart dans leur seconde moitié. C’est donc l’occasion rêvée pour dresser une vue d’ensemble de ce que cette saison a de beau à nous offrir. Et peut-être vous donner l’envie de vous plonger dans l’une ou l’autre série.

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Sangatsu no Lion :
Si vous avez aimé Shigatsu ha Kimi no Uso

En plein tournoi Shishiô, Rei aura une fois encore à se remettre en question, ce qui va déboucher sur sa venue au sein du groupe de réflexion auquel participe son meilleur ami auto-proclamé Nikaidô, avec à sa tête Shimada, futur opposant au Meijin.

Je comprends un peu mieux pourquoi Chica Umino tenait absolument à ce que l’adaptation animée de son manga soit faite par Shaft. Si ses tics de réalisation peuvent en faire fuir plus d’un, le studio excelle dans les mises en scènes introspectives, lesquelles transmettent parfaitement l’état d’esprit de notre héros, mais aussi celui de son entourage. Avec pour thème central le shogi, la série se devait de nous immerger complètement dans le mental des protagonistes, et elle y parvient avec brio. Du reste, les scènes quotidiennes et tranquilles occupent la plupart de la série, ce qui donne malheureusement peu de ces moments d’éclat où l’OST peut s’illustrer. Une mention toutefois pour le nouvel opening, plus optimiste, qui est un sympathique rappel de ceux de Honey & Clover, déjà accompagnés par une chanson de Yuki.

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Gintama. :
Si vous avez aimé Excel Saga

Après la bataille contre Utsuro, les Yorozuya sont désormais recherchés par le gouvernement du shogunat, tandis que Kagura s’en va vers sa planète natale, Rakuyô, afin de régler une querelle familiale qui dure depuis trop longtemps.

A la fin de la saison dernière, c’est tout le quotidien des protagonistes qui se retrouvait chamboulé, confrontés au spectre de Shôyô, revenu d’entre les morts. Après de telles révélations et des épisodes aussi intenses, cette nouvelle saison semble presque trop sage. La réalisation reste dans une certaine conformité, les anciens ennemis s’allient un temps, on enchaine des combats en oscillant toujours entre le sérieux et l’humour, marque de fabrique de la série. C’est d’ailleurs dans ce style que s’illustre le mieux Zura, qui montre finalement ce qu’il a dans le ventre, s’étant toujours contenté jusque-là de jouer au pitre ou de rester en retrait durant les combats. Il risque toutefois de faire pale figure face à Utsuro, de retour sur le champ de bataille pour s’immiscer dans les affaires du clan Yato, déjà annonciateur du retour d’une animation technique de haute volée.

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Tales of Zestiria the X 2 :
Si vous avez aimé Fate/Stay Night : Unlimited Blade Works

Sorey continue son voyage à travers le pays pour éradiquer la malveillance, accompagné de Rose, qui dévoile peu à peu son passé.

Une chose me marque toujours dans les animés du studio Ufotable, c’est leur esthétique. Mais dans le mauvais sens du terme. Ces couleurs fades et ternes sont caractéristiques de leurs productions, de même que cette débauche d’effets techniques qui jurent avec les éléments dessinés, si bien que toutes leurs séries finissent par se ressembler. Dans ce contexte, les personnages eux-mêmes paraissent totalement transparents et sans saveur, les deux seules protagonistes intéressants étant Alysha et Rose, forcées d’adopter une voie grise à cause des événements ou de leur passé. En outre, la série souffre de problèmes de rythme, tant du point de vue de la structure que de l’action, les combats ne passionnant absolument pas. Heureusement, on semble au moins se diriger vers une incursion du scénario de Berseria de manière plus naturelle que dans la première partie, où deux épisodes sans aucun lien avec le reste débarquaient comme un cheveu sur la soupe.

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ACCA 13 :
Si vous avez aimé Kino no Tabi

Dans le royaume de Dôwa, Jean Otus, membre de l’inspection générale de l’organisation de supervision ACCA, se voit confier la tâche d’enquêter sur une rumeur de coup d’état, mais il semblerait qu’on veuille lui faire jouer un rôle dans ce dernier.

La première chose que l’on remarque dans ACCA 13, c’est son chara-design très typé josei, issu de l’oeuvre de Natsume Ono.  La cible de l’animé devient évidente lorsque l’on s’attarde un peu sur le casting des personnages principaux, quasiment exclusivement composé d’hommes. Paradoxalement, hormis la présidente Mauve, les personnages féminins arborent des motivations très triviales, n’ayant généralement d’intérêt que pour les pâtisseries, même si c’est aussi le cas d’une bonne partie du casting masculin. On pourra reprocher à la série un manque de subtilité, notamment lorsqu’il s’agit de révéler le vrai visage d’un des personnages principaux, mais ACCA réussit à dérouler son intrigue proprement et captive grâce à un rythme bien dosé. La mise en place d’une ambiance ne passe en revanche que par l’esthétique, l’OST étant quasiment inexistante, à l’inverse de son opening tout en illustrations fixes, mais accompagné d’une musique entrainante.

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Little Witch Academia :
Si vous avez aimé Boku no Hero Academia

Atsuko Kagari, une sorcière en devenir, rejoint l’école de magie Luna Lova pour suivre les traces de son idole Chariot.

A l’époque, l’OAV de Little Witch Academia avait fait forte impression, de même que le court métrage sorti quelque temps après. Difficile d’être à la hauteur d’une telle réputation, surtout dans un format télévisé qui est soumis à des contraintes de temps et ne permet pas de polir son produit. La série est donc très inégale, oscillant entre des épisodes dispensables et d’autres qui regorgent de trésors d’animations, appuyés par un style très cartoonesque. Je suis sûr que j’aurais adoré voir cette série étant enfant, et je ne serais pas étonné qu’elle trouve rapidement sa place dans les programmes matinaux de TF1 ou sur Gulli.

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Kono Subarashii Sekai ni Shukufuku wo 2 :
Si vous avez aimé Senyû

Après avoir sauvé la ville de la menace de la forteresse mobile, Kazuma se retrouve accusé de travailler pour le Roi démon, ayant notamment fait sauter la résidence d’un seigneur par accident.

Le studio DEEN, à l’origine de la série, est tristement célèbre pour transformer en plomb tout ce qu’il touche, comme ce fut le cas avec la seconde saison de Log Horizon par exemple. Pour Kono Suba, en revanche, on se retrouve devant la situation inverse, la seconde saison étant encore meilleure que la précédente. Le chara-design a été retravaillé pour adopter un style plus brut, ce qui ne manquera pas d’en rebuter certains, mais en passant outre, on comprend qu’ici la technique est mise au service du potentiel comique de l’animé qui enchaine les gags à la minute, parvenant même à rendre un de ses running gag encore plus hilarant au fil des situations. Du reste, on retrouve les mêmes ingrédients que dans la première saison, avec des personnages principaux aussi attachants qu’ils sont loufoques et un humour toujours à leurs dépens.Je retiens aussi l’opening qui est une petite pépite, racontant en 1min30 une quête de Kazuma et sa bande avec son lot de stratégies foireuses et de péripéties habituelles.

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Yôjo Senki :
Si vous avez aimé Code Geass

Après avoir été poussé sur les voies, un salaryman se voit offrir par un être semblable à Dieu la chance d’être réincarné dans un monde en proie à la guerre, sous les traits d’une fillette qui va rapidement diriger son propre bataillon.

Mon premier contact avec la série fut son image promotionnelle, et tout comme ce fut d’abord le cas pour moi, elle a dû en faire fuir plus d’un. Il s’agit du premier travail du chara-designer et si celui-ci ne se distingue pas particulièrement, l’héroïne et sa subordonnée arborent toutes les deux des yeux globuleux, en total contraste avec le reste des personnages. Passé ce point un peu rebutant, la série dépeint sans trop en faire une ambiance de guerre sur fond de magie avec une ambiance sonore parfaite pour accompagner le ton de l’héroïne, cynique au possible. La série se focalisant uniquement sur la guerre, on pourra lui reprocher de n’utiliser la magie que comme un outil pour rendre Tanya plus puissante, on ne voit en effet aucune autre utilisation de la magie au quotidien. Enfin, si jusqu’à présent le studio a su nous servir un divertissement à la hauteur, le fait qu’un épisode récapitulatif ait été décidé à la hâte laisse à craindre une baisse drastique de qualité pour la suite.

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Rewrite 2 :
Si vous avez aimé Charlotte

Après la fin d’un monde, Kotarô retrouve Kagari dans une dimension hors du temps, mais aucun n’a de souvenir de leurs précédentes rencontres.

Curieuse suite que celle de Rewrite. Le cadre est le même, tout en étant différent, de même que les personnages qui ont vécu des choses dont on a juste un aperçu à travers de rapides flashbacks. C’est là que l’on ressent de plein fouet qu’on a affaire à une adaptation d’un visual novel, avec tout ce que ça implique d’embranchements et de choix narratifs, difficiles à concilier ensemble. Avec en première partie un Kotarô hors du temps cherchant à protéger la clé, suivi dans une deuxième partie par un Kotarô mercenaire qui va reprendre sa vie en main, il y a de quoi s’y perdre. Pour autant, malgré cette structure un peu bâtarde, la série s’aventure hors du cadre lycéen et a, dès lors, des choses bien plus intéressantes à raconter. La qualité reste toujours assez brute de décoffrage, mais on sent aussi une amélioration sur ce point, par rapport à la première saison.

Voilà pour mon avis actuel sur quelques animés de l’hiver 2017. Je vous donne rendez-vous d’ici deux mois pour l’inévitable marronnier, le bilan de fin de saison.

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