14 romances pour la Saint Valentin

Aujourd’hui, je vous présente un petit bouquet de titres qui selon moi valent tous le coup d’oeil et qui traitent, de manières très diverses, d’une ou de plusieurs romances. Mais ne vous méprenez pas, cet article ne sera pas dédié qu’à des shojo mielleux et surréalistes, certaines des séries présentées étant même clairement destinées à un public adulte. Dans cet article, je n’entrerai pas dans une analyse détaillée des oeuvres. Certaines de ces lectures datent un peu, et l’idée est ici de simplement vous donner envie de vous pencher sur ces petites perles. Enfin, ne cherchez pas d’ordre de préférence dans cette sélection, je rangerai simplement les séries de la plus ancienne à la plus récente en terme de commercialisation sur le marché français. Petite précision avant de commencer: certains de ces manga usent de la romance comme toile de fond pour traiter d’un ou plusieurs autres sujets, mais tous en font un élément central au récit. Installez-vous confortablement car la lecture risque d’être longue… c’est parti!

  • Larme Ultime – Shin Takahashi
Fiche technique

Auteur: Shin Takahashi

Type: Seinen

Genre: Drame-Romance

Editeur VF: Delcourt

Nombre de tomes parus: 7 (terminé)

Prix: 7,99€

Une nouvelle guerre mondiale fait rage et déchire le monde entier. Le Japon est soumis à de fréquentes et violentes attaques aériennes. Chise, jeune lycéenne discrète et timide, est amoureuse de son camarade de classe, Shuji. Ce dernier ignore cependant que sous son allure fragile et innocente, la jeune fille est en fait une arme de destruction massive oeuvrant pour le gouvernement. Confrontés à une violence qui les dépasse, comment les deux adolescents parviendront-ils à faire face à une réalité bien trop cruelle pour eux?

Ce manga est d’une poésie rare, et fait facilement parti des oeuvres qui m’ont le plus touchées tous médias confondus. C’est une ode à la vie et à l’amour. L’amour rendu impossible par un monde trop fou, trop violent. Les personnages qui peuvent au premier abord paraître assez niais (je pense surtout à Chise, qui m’a fait très peur de ce côté là dans les premiers chapitres) se révèlent d’une humanité et d’une profondeur à couper le souffle. La narration passe quasi-entièrement par le dessin épuré et d’une douceur presque cruelle de Shin Takahashi, qui sied à merveille au récit, même si le manga est finalement assez verbeux. Je crois pouvoir dire qu’on tient là l’un des manga qui m’a le plus ému et marqué, une des pépites de ma bibliothèque et l’une des plus belles romances qu’il m’est été donné de lire. C’est pour moi un essentiel pour tout amateur de ce genre de récits, et avec ce titre, je n’ai pas peur d’employer le terme « chef d’oeuvre ». Le dernier chant d’amour sur cette petite planète.

A noter que même si la série est terminée en 7 volumes, est sorti un recueil de nouvelles annexe dans l’univers de cette dernière, Larme Ultime-Vers la lumière, qui coûte lui 15€. La série est fort malheureusement en arrêt de commercialisation… mais les tomes se trouvent assez facilement et à prix tout à fait correct sur le marché de l’occasion.

Une adaptation animée de 13 épisodes produite par les studios Gonzo a vue le jour en 2002, et est en France licenciée par Déclic Image. Même si je ne l’ai pas regardé, cet anime me semble être une bonne alternative au manga, si vous ne parvenez pas à mettre la main sur les tomes.

  • Blue – Kiriko Nananan
Fiche technique

Auteur: Kiriko Nananan

Type: Seinen

Genre: Romance

Editeur VF: Casterman

Nombre de tomes parus: 1 (terminé)

Prix: 14€ (varie selon les éditions)

Ce manga raconte le passage de l’amitié à l’amour entre deux jeunes filles, la découverte des sentiments amoureux pour quelqu’un du même genre.

Un titre qui relaie une pléthore d’émotions. Ici, pas de détours: une relation entre deux personnages, et rien autour. Cette simplicité est appuyée par une épure graphique et l’utilisation quasi-permanente d’aplats de noir ou de blanc. Une histoire à découvrir d’urgence et une porte d’entrée parfaite à l’univers de l’auteur.

  • L’eau amère – Kan Takahama
Fiche technique

Auteur: Kan Takahama

Type: Josei

Genre: Histoires courtes-Tranche de vie-Romance

Editeur VF: Casterman

Nombre de tomes parus: 1 (terminé)

Prix: 11,95€

Recueil d’histoire courtes tournant autour de thème de l’amour, du sexe et de la relation amoureuse.

Cela reste un avis subjectif, mais selon moi, aucune des nouvelles de ce recueil n’est réellement en dessous des autres, ce qui est assez rare pour ce genre d’ouvrages. Toutes les histoires abordent le sujet de l’amour dans un contexte différent, mais celui-ci semble toujours présenté comme impossible. Cependant, Kan Takahama ne livre pas un manga larmoyant mais mêle avec brio drame, comédie et tendresse pour un rendu très poétique. La précision du trait et le travail des textures aboutissent à un réalisme graphique saisissant. Un très bon titre qui donne envie de prolonger l’aventure avec d’autres histoires signées Kan Takahama.

  • Bitter Virgin – Kei Kusonoki
Fiche technique

Auteur: Kei Kusonoki

Type: Seinen

Genre: Drame-Romance-Tranche de vie

Editeur VF: Ki-oon

Nombre de tomes parus: 4 (terminé)

Prix: 7,65€

Daisuke Suwa, lycéen banal et séducteur de demoiselles, ne semble pas du tout s’intéresser à la prude et timide Hanako Aikawa, qui est terrifiée à l’idée du moindre contact avec un représentant de la gente masculine. Cependant, alors qu’il se croit seul dans l’église de son village, il est surpris par la jeune fille et se cache dans le confessionnal. Cette dernière, le prenant pour un prêtre, lui confie son étonnamment lourd passé, ce qui fera évoluer le point de vue et les sentiments de Daisuke quant à Hanako.

Tout comme pour Larme Ultime, le dessin de cette série peut être trompeur. En effet, Bitter Virgin est une oeuvre par moment très crue et brutale, et est bien à réserver à un public mature.

Le manga traite de plusieurs thématiques très épineuses, et aurait facilement pu être un raté complet (oui, je pense à Enfer Bleu). Cependant, le tout est plutôt bien mené et rempli de bonnes idées. Le vécu de l’auteure apporte beaucoup, cette dernière ayant fait face à certains des évènements tragiques décrits dans cette histoire. Cela se sent, et apporte une justesse et une finesse très appréciables à la lecture. Je n’en dit pas plus car un article sur cette série arrivera prochainement sur le blog, mais toujours est-il que Bitter Virgin est définitivement un manga à lire.

Malheureusement, la série est depuis peu en arrêt de commercialisation. Il faudra donc vous tourner vers l’occasion pour vous la procurer.

  • Coelacanth – Kayoko Shimotsuki
Fiche technique

Auteur: Kayoko Shinotsuki

Type: Shojo

Genre: Suspense-Drame-Romance

Editeur VF: Soleil

Nombre de tomes parus: 2 (terminé)

Prix: 6,99€

Il y a dix ans, Hisano vivait dans un immeuble qui fut détruit par une explosion. Elle aurait dû s’y trouver si, en rentrant de l’école , elle n’avait été renversée par un garçon à vélo couvert de sang. Celui-ci s’enfuit laissant derrière lui un bijoux en forme d’écaille de poisson que la petite fille garda comme porte bonheur. Aujourd’hui lycéenne, elle se retrouve de nouveau plongée dans des évènements troublants. L’un des professeurs de son lycée est assassiné, mettant toute l’école en ébullition. La nuit même du meurtre, Hisano rencontre un jeune homme possédant un jouet auquel l’écaille trouvée dix ans auparavant semble appartenir…

Un shojo en deux volumes, ça ne vend pas forcément du rêve. Pourtant, Coelacanth se trouve être une de ces lectures dont on attendait vraiment rien, mais qui se révèlent prenantes et bien foutues. Une série à suspense que l’on pourrait presque qualifier de thriller, tant l’intrigue se trouve être sombre et complexe.

Le trait, bien que très typé shojo, reflète une certaine maturité qui achève de nous démontrer qu’ici, l’intrigue va plus loin qu’une simple romance. Une série qui, j’en suis convaincu, plaira à celles et ceux qui sont rebutés par les shojo candides.

  • Good Ending – Kei Sasuga
Fiche technique

Auteur: Kei Sasuga

Type: Shonen

Genre: Comédie-Tranche de vie-Romance

Editeur VF: Kana

Nombre de tomes parus: 16 (terminé)

Prix: 6,85€

Seiji Utsumi est amoureux d’une jeune fille de sa classe, Shô, mais n’ose pas l’aborder, de peur d’être rejeté. Alors qu’il observe sa bien-aimée depuis le toit de son école, Yuki, la fille la plus populaire du lycée, le remarque. Seiji lui dévoile alors les sentiments qu’il nourrit à l’égard de Shô, et Yuki décide de l’aider à faire sa déclaration.

Un très bon shonen amoureux à la fois classique dans sa structure et dans sa forme, mais original sur pas mal de points. La série propose de suivre les déboires amoureux d’un petit groupe de lycéens, avec leur caractère plus ou moins stéréotypé mais tous très attachants. Bien plus mature que beaucoup de ses pairs, on dénote dans Good Ending une certaine volonté de réalisme dans le traitement des relations.

En somme, sans être une lecture indispensable, Good Ending est un manga très prenant qui a tout à fait sa place dans cet article et dans votre bibliothèque. Ne soyez pas rebuté par le nombre élevé de volumes qui, je l’admets, peut un peu freiner à l’achat: la série dure juste comme il faut. Et si vous souhaitez aller plus loin avec l’auteure, je ne peux que trop vous recommander de vous pencher sur Love X Dilemma, publié aux éditions Delcourt/Tonkam. Cependant, soyez prévenu, le manga contient quelques scènes érotiques assez démonstrative, pour un shonen.

  • Souvenirs de demain et Proche Horizon – Ayuko
Fiche technique

Auteur: Ayuko

Type: Shojo

Genre: Tranche de vie-Fantastique-Romance

Editeur VF: Glénat

Nombre de tomes parus: 1 (terminé)

Prix: 6,90€

Souvenirs de demain: 5 récits qui se déroulent dans un avenir proche, après la mort ou, encore, à notre époque contemporaine. Leurs issues sont parfois heureuses, parfois cruelles. Des tranches de vie de cinq jeunes filles, que la raison ne guide pas toujours. Cinq coeurs à vif qui se dévoilent.

Proche Horizon: Avoir de vrais amis, attirer l’attention de l’être aimé… Qui n’a jamais eu ces idées ô combien ordinaires? Les voici dépeintes avec finesse et subtilité à travers ces quatre histoires courtes.

Alors oui, je triche en vous présentant du même coup deux manga, mais il fallait bien que cela arrive, le choix est si dur… Pour ma défense, ces deux recueils de nouvelles signés Ayuko sont plutôt complémentaires de part les questions qu’ils abordent, les univers qu’ils explorent et la construction qu’ils adoptent (Glénat les avait d’ailleurs publié en même temps, en 2012). Les deux ouvrages se révèlent d’une maturité insoupçonnée: solitude, amitié, remise en question… tout y passe, et l’ensemble est mené d’une main de maître par Ayuko qui, tout au long de ses histoires, démontre bien qu’elle sait surprendre le lecteur, évitant bien des facilités que l’on aurait pu s’attendre à retrouver dans ce type de récits. Le talent narratif de l’auteure est indéniable.

En somme, nous sommes face à deux recueils superbement bien pensés. Ma préférence va à Proche Horizon, et si vous ne pouviez en prendre qu’un, c’est celui-ci que je vous conseille en priorité, chacune des histoires ayant su littéralement me retourner, voire me mettre la larme à l’oeil.

  • Histoire d’un couple – Yeon-Sik Hong
Fiche technique

Auteur: Yeon-Sik Hong

Type: Chungnyun (équivalent du seinen en Corée)

Genre: Social-Tranche de vie

Editeur VF: Ego comme X

Nombre de tomes parus: 1 (terminé)

Prix: 25€

On suit le quotidien d’un couple travaillant dans le monde de la bande dessinée qui decide de s’exiler à la montagne, afin de s’éloigner d’un Séoul en effervescence permanente. Les deux personnages devront s’adapter à leur nouveau mode de vie, qu’ils idéalisaient peut-être un peu trop…

Ce titre est si particulier qu’il est très délicat d’écrire dessus. Peut-on vraiment parler de romance avec Histoire d’un couple? Peut-être pas. Cependant la vie commune des deux protagonistes tient une place majeure dans le récit. Ce livre, qui s’étend sur tout de même plus de 600 pages et est assez verbeux, raconte finalement assez peu de choses, et l’on pourrait s’attendre à un pavé ennuyeux à mourir. Mais pas du tout. Histoire d’un couple est un petit bijou d’intimité, une perle douce-amère empreinte d’une poésie subtile mais certaine. Même si graphiquement le trait est rond et caricatural, l’auteur s’autorise par moments quelques coups de folie visuels et varie les ambiances, les inspirations et les univers pour un ouvrage finalement bien plus dense et critique qu’il n’y parait au premier abord.

Histoire d’un couple est donc un livre bien particulier qui ne plaira sans doute pas à tout le monde. Cependant, s’il vous intéresse, dépêchez vous de vous le procurer sur le site de l’éditeur avant que ce dernier ne mette la clef sous la porte…

  • La Fille de la plage – Inio Asano
Fiche technique

Auteur: Inio Asano

Type: Seinen

Genre: Drame-Tranche de vie-Romance-Erotique

Editeur VF: IMHO

Nombre de tomes parus: 2 (terminé)

Prix: 14€

Sato vit une terrible deception amoureuse. Pour pallier à sa souffrance, elle entretient une relation purement sexuelle avec Isobe, son camarade de classe qui l’aime depuis des années.

Dire que c’est du Inio Asano aurait dû suffire à vous donner envie de (re)lire cette série, mais puisqu’il faut tout de même aller un peu plus loin… La Fille de la plage, comme la totalité du travail de l’auteur, tire un portrait d’une justesse troublante des questionnements de la jeunesse nippone. Deux adolescents qui pensent s’aimer par instants, se méprisent toujours et s’objetisent mutuellement. Une relation dominatrice malsaine prend place et se retourne petit à petit: la dépendance valse. Un manga poignant dont on ne ressort pas indemne. C’est une oeuvre forte. Une oeuvre riche. Une oeuvre crue et difficile, également. Je ne la conseille donc décemment pas aux plus jeunes et/ou aux plus impressionnables.

Reste que La Fille de la plage est un chef d’oeuvre qu’il ne faut pas avoir peur d’aborder. En revanche, si vous n’avez rien lu du travail de l’auteur, privilégiez ses précédents titres (en particulier Un Monde formidable, Le Quartier de la lumière ou Solanin) qui sont, je pense, de meilleures portes d’entrée à son univers.

  • Snow Illusion – Ikori Andô
Fiche technique

Auteur: Ikori Andô

Type: Josei

Genre: Drame-Fantastique-Romance

Editeur VF: Komikku

Nombre de tomes parus: 1 (terminé)

Prix: 8,50€

Tout va très vite : par hasard, Susumu rencontre Yuki, tombe amoureux et se marie.
Ils habitent ensemble et Yuki est vite intégrée dans ce village où tous les habitants se connaissent… Enfin, c’est ce que tout le monde croit, mais de toute évidence les rumeurs vont bon train et la vérité semble bien plus complexe ! Apparue aussi fugacement que quelques flocons de neige à l’automne, Yuki est une femme mystérieuse qui malgré tous ses efforts fait souffrir les hommes qu’elle rencontre. Elle est pourtant attentionnée, intelligente et amoureuse, mais le destin finit toujours par se répéter… Un amour, une disparition… Yuki arrivera-t-elle à vivre une vie normale ? L’amour ne serait qu’une illusion ?

Snow Illusion est une oeuvre emplie de mystère portée par un personnage complexe et touchant: Yuki. Si le manga ne révolutionne pas le genre, il s’accorde parfaitement à la saison et propose une lecture des plus agréable, captivante et émouvante. Un sentiment de nostalgie émane du livre et abouti à un attachement quasi-instantané au personnage de Yuki.

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A la frontière entre réalisme et fantastique, Snow Illusion est un conte poétique admirable. Au travers de ce one-shot, on sent qu’Ikori Andô a un univers bien à elle et l’on souhaiterait le découvrir plus en profondeur. Espérons que Komikku (ou un autre éditeur) nous propose un jour d’autres belles choses de cette auteure.

  • Please love me ! – Aya Nakahara
Fiche technique

Auteur: Aya Nakahara

Type: Josei

Genre: Comédie-Romance-Tranche de vie

Editeur VF: Delcourt/Tonkam

Nombre de tomes parus: 6 (10 terminé au Japon)

Prix: 6,99€

Michiko, 29 ans, se retrouve sans emploi à la suite de la fermeture de la société dans laquelle elle travaillait. Désespérée en amour et d’une naïveté frôlant le ridicule, elle continue à entretenir son jeune amant, encore étudiant, qui abuse de sa gentillesse. C’est alors qu’elle retrouve par hasard son ancien patron Kurosawa, qui a, depuis la fermeture de sa boite, reprit le restaurant de sa grand-mère. Michiko, qui déteste profondément son ancien supérieur mais a besoin d’argent, décide d’y travailler.

Please love me ! est un des rares manga à m’avoir réellement fait rire à gorge déployée, et ce plus d’une fois. Le cynisme désabusé de Kurosawa et la naïveté exubérante de Michiko aboutissent à des scènes tout bonnement mythiques. Certains dialogues entre les deux personnages relèvent réellement du génie, tant les gags, les punchlines et les tournures de phrases sont bien trouvés. On salut donc l’excellent travail de traduction de Julia Brun sur cette série, qui a parfaitement su retranscrire la modernité et la fluidité des dialogues.

Mais les personnages secondaires ne sont pas en reste, et sont tout aussi décalés que nos deux héros (en particulier les amis de Kurosawa…). Le manga offre aussi son petit lot de scènes d’émotion qui marchent plutôt bien (il faut dire qu’on est vite très attaché aux personnages).

En résumé, Please love me ! est LA lecture détente par excellence, LA petite dose de bonne humeur après une journée morose; et je regrette vraiment que le titre ne semble pas trouver son public chez nous… ce qui ralentit le rythme de parution. Si vous rechercher un manga sans prise de tête pour passer de bons moments: FONCEZ!

  • Ugly Princess – Natsumi Aida
Fiche technique

Auteur: Natsumi Aida

Type: Shojo

Genre: Comédie-Romance

Editeur VF: Akata

Nombre de tomes parus: 5 (7 terminé au Japon)

Prix: 6,95€

Mito Meguro, collégienne au physique disgracieux, est la tête de turc de son école. Pour échapper à cette réalité peu enviable, elle se réfugie dans un jeu de rôle romantique, auquel elle joue avec ses deux amies Maru et Haru. Un jour que Mito se fait embêter par un camarade de classe, le beau Kunimatsu s’interpose et prend la défense la jeune fille. Cette dernière entreprend alors de changer, tant physiquement que mentalement, pour plaire à son protecteur, et qui sait, peut-être, connaître l’amour à ses côtés.

Au vu des couvertures, du synopsis et des dessins, on pourrait penser trouver dans Ugly Princess une romance collégienne mielleuse débordant de bons sentiments, de pétales de roses et de yeux qui brillent… Et c’est, finalement, partiellement le cas. Partiellement. Car on se rend vite compte que pour la petite Mito Meguro, la vie n’est pas forcément rose. Le manga se montre plus réaliste qu’on ne pourrait le penser, et l’on se rend vite compte qu’Ugly Princess n’est définitivement pas un conte de fée idéaliste. La série possède son lot de moments très forts émotionnellement, et on reconnait le talent de Natsumi Aida pour les scènes d’émotion, toujours justes et poignantes.

On peut regretter que la série ait connue une fin prématurée au Japon, en raison de son manque de succès (c’était malheureusement assez prévisible…) et j’espère que l’auteur saura quand même proposer une conclusion convaincante. Tantôt drôle et tantôt excessivement émouvant, Ugly Princess touche souvent juste et propose une belle réflexion sur l’apparence extérieure et la confiance en soi. La lecture parfaite si vous recherchez une romance collégienne assez mature.

  • Doukyusei/Sotsugyusei – Asumiko Nakamura
Fiche technique

Auteur: Asumiko Nakamura

Type: Boy's Love

Genre: Tranche de vie-Romance

Editeur VF: Boy's Love - IDP

Nombre de tomes parus: 3 (terminé)

Prix: 7,95€

Kusakabe est un lycéen banal. Alors qu’il participe à la chorale de son école, il remarque que Sajô, un de ses camarades de classe introverti, ne chante pas. Kusakabe décide alors de lui apprendre à chanter, mais est peiné de voir que Sajô travaille dur pour satisfaire Monsieur Hara, leur professeur de musique…

En voilà une oeuvre particulière. Doukyusei, c’est un manga tout en douceur. Les sentiments sont effleurés, suggérés, le tout reste très intime. Le trait effilé, allongé et délicat de l’auteure sied à merveille à l’ambiance poétique et presque onirique du récit. Doukyusei dégage une saveur bien particulière et finalement typiquement japonaise dans son traitement épuré et intime. Le titre a d’ailleurs reçu de très nombreux prix au Japon, et une adaptation en film d’animation a vue de jour en 2015, produite par A-1 Pictures.

Mais plus qu’une série, Doukyusei c’est une saga. Fut tout d’abord publié le One-Shot Doukyusei, puis sa suite en deux volumes, Sotsugyusei, et enfin, arrivera en mai chez nous O.B, qui prend place après les évènements se déroulants dans Sotsugyusei. La chronologie est donc assez complexe mais ne doit pas vous rebuter à vous lancer dans ce manga déjà considéré par certains comme culte. Précision pour celles et ceux que cela dérangerait: aucune scène de sexe dans Doukyusei, seulement quelques baisers.

  • L’étranger de la plage/L’étranger du Zephyr – Kanna Kii
Fiche technique

Auteur: Kanna Kii

Type: Boy's Love

Genre: Tranche de vie-Romance

Editeur VF: Boy's Love - IDP

Nombre de tomes parus: 2 (3 en cours au Japon)

Prix: 7,95€

Shun Hashimoto, gay, est écrivain en herbe, tandis que Mio Chibana est un lycéen mélancolique passant son temps à regarder la mer. Ils se sont rencontrés il y a de cela trois ans, sur la plage d’une petite île isolée d’Okinawa. Plus les jours passaient, plus les deux jeunes hommes se rapprochaient. Cependant, Mio ne tarde pas à devoir quitter l’île, et lorsqu’il y revient après trois longues année de réflexion, il se rend directement chez Shun pour lui avouer qu’il l’aime. Mais de son côté, le jeune écrivain a bien du mal à faire les premiers pas vers une relation amoureuse…

Véritable coup de coeur de cette fin d’année 2016, L’étranger de la plage et sa suite, L’étranger du Zéphyr sont deux lectures qui regorgent de poésie et de tendresse. La relation qui unie les deux personnages est pure et simple. Shun et Mio ont tous deux un passé assez lourd et se reconstruisent ensemble, non sans difficulté, mais à deux. Le trait de Kanna Kii dégage une certaine mélancolie, presque nostalgique, qui renverrait à ce vécu douloureux. Les deux protagonistes peuvent paraître plus jeune qu’ils ne le sont en réalité, mais cette juvénilisation facilite l’attachement et au final, on a qu’une envie, les prendre dans nos bras, tant ils sont touchants et vrais…

Je vous encourage donc à découvrir ce titre, et plus généralement cette auteure qui a également publié chez Taifu en début d’année Qualia under the snow, un de mes coups de coeur de janvier.


Et voilà, c’est (enfin) fini! Je pense avoir été un poil trop long… j’essaierai de faire plus synthétique les prochaines fois! Comme dit dans l’introduction, je ne suis pas vraiment entré dans le détail, avec cet article. J’espère néanmoins qu’il vous aura plu, et qu’il vous aura donné quelques idées quant à vos futurs achats.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout, et bonne(s) lecture(s)!

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3 réflexions sur “ 14 romances pour la Saint Valentin ”

  1. * Larme Ultime – Shin Takahashi : A la lecture du résumé, je n’aurai jamais craqué, mais ton commentaire (court mais efficace) le propulse en haut de mes priorités d’achats, j’espère trouver tous les tomes en occasions (ou en bibliothéque) ! Hâte de lire ce chef-d’oeuvre !
    * Blue – Kiriko Nananan : Tu dis à découvrir de toute urgence et la première chose que je fais c’est regarder le nombre de tome à la série : 1, c’est carrément parfait ! Je le rajoute à ma WL
    * L’eau amère – Kan Takahama : Le dessin à l’air très, très sympa ! Je suis pas fan des nouvelles, tout va trop vite, alooooors, je passe pour celui-ci 🙂
    * Coelacanth – Kayoko Shimotsuki : « Un shojo en deux volumes, ça ne vend pas forcément du rêve. Pourtant, Coelacanth se trouve être une de ces lectures dont on attendait vraiment rien, mais qui se révèlent prenantes et bien foutues.  » Une série en peu de tome, moi ça me vend du rêve direct !
    * Souvenirs de demain et Proche Horizon – Ayuko : WL, parce que tu as eu la larme à l’œil et me voilà intriguée !
    * Snow Illusion – Ikori Andô : Oh j’avais beaucoup aimé cette lecture tout en douceur.. Les dessins sont renversants !
    * Please love me ! – Aya Nakahara : Pour les rires à gorge déployée et les punchlines !
    * Doukyusei/Sotsugyusei – Asumiko Nakamura : Zute, tu m’as convaincue avec le mot culte :/ Et un de plus à ma WL

    Ce n’était pas du tout trop long, bravo pour cet article !
    Ma WL, ne te remercie pas.. Avant de valider mes achats, je vais demander des confirmations d’avis à Nintendark xD

    J'aime

    1. Merci pour ces avis succincts ^^ Comme quoi, lorsqu’on se limite au spitch, on passe parfois à côté de belle chose… J’espère que ta WishList continuera à m’en vouloir encore longtemps, je n’ai pas fini de lui en faire baver! Niark 😉

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